Le
hachis parmentier de queue de bœuf est une version raffinée et fondante du
plat classique, où la viande hachée est remplacée par de la queue de bœuf
braisée longuement.
L'histoire du
hachis parmentier à la queue de bœuf est le point de rencontre entre une
révolution culinaire française et une tradition paysanne de cuisine
"anti-gaspillage".
1.
L'origine du Hachis Parmentier
Le plat doit
son nom à Antoine-Augustin Parmentier (1737-1813), un pharmacien et agronome
qui a consacré sa vie à promouvoir la pomme de terre en France. À l'époque, ce
tubercule était considéré comme impropre à la consommation humaine et réservé
au bétail.
Pour
convaincre la population, Parmentier multiplia les ruses (comme faire garder
des champs de patates par des soldats pour attiser la curiosité). Le
"hachis" est né de l'idée de mélanger la purée avec des restes de
viande (souvent du pot-au-feu) pour créer un plat complet, économique et
nourrissant.
2. La queue
de bœuf : du "bas morceau" à la gastronomie
La queue de
bœuf a longtemps été considérée comme un "bas morceau" ou un abat,
consommé principalement par les classes populaires car peu coûteux. Elle
nécessite une cuisson extrêmement longue (braisage) pour devenir tendre et
libérer sa gélatine.
L'introduction
de la queue de bœuf dans le parmentier marque une évolution gastronomique :
Le goût :
Contrairement au steak haché classique, la queue de bœuf apporte une richesse
aromatique et une texture effilochée beaucoup plus onctueuse.
Le renouveau :
Dans les années 1990 et 2000, de grands chefs (comme Joël Robuchon) ont
réhabilité ces morceaux oubliés, transformant le plat familial en une
spécialité de bistronomie raffinée.
3. Pourquoi
ce mariage fonctionne ?
L'histoire de
ce plat est celle d'un équilibre parfait :
La pomme de
terre apporte la douceur et le réconfort.
La queue de
bœuf, avec son jus de cuisson réduit, apporte la puissance du terroir et le
fondant.
Aujourd'hui,
le hachis parmentier à la queue de bœuf est devenu un classique des brasseries
parisiennes, symbolisant une cuisine française qui sait être à la fois rustique
et sophistiquée.
INGRÉDIENTS pour 4 PERSONNES
1 queue de bœuf coupée en morceaux
1 oignon
3 clous de girofle
1 carotte
1 branche de céleri
1 bouquet garni
1 vert de poireau
5 cl de cognac
25 cl de vin rouge
1 l de bouillon de bœuf
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
70 g de beurre
1 bouquet de persil
1,5 kg de pommes de terre
30 cl de lait
2 cuillères à soupe de chapelure
PRÉPARATION
Pelez l’oignon et les
légumes. Piquez l’oignon des clous de girofle. Dans une cocotte, faites colorer
les morceaux de bœuf dans l’huile et 20 g de beurre pendant 5 mn. Ajoutez la
garniture aromatique, laissez cuire 2 à 3 mn. Versez le cognac, puis le vin.
Mouillez avec le bouillon et laissez cuire 3 h.
Égouttez la viande en
gardant les légumes. Émincez les légumes. Lavez, séchez et hachez le persil.
Laissez refroidir la viande 15 mn, puis détachez-la avec les doigts et
effilochez-la avec une fourchette. Placez-la dans un saladier, ajoutez un verre
de jus de cuisson dégraissé, le persil, les légumes du bouillon, salez et
poivrez au moulin. Mélangez et réservez.
Plongez les pommes de
terre lavées mais non pelées dans une casserole d’eau froide salée. Portez à
ébullition et laissez cuire 35 à 40 mn ou jusqu’à ce qu’elles soient tendres.
Épluchez-les, écrasez-les au presse-purée et incorporez 40 g de beurre, puis le
lait. Salez, poivrez au moulin.
Préchauffez le four à
210°/th. 7. Répartissez la viande dans le fond d’un plat à gratin et recouvrez
de purée : lissez ou pochez la purée à l’aide d’une poche à douille en
réalisant des petits tas, parsemez de chapelure et de noisettes de beurre.
Laissez dorer 15 mn au four.
L'astuce
À boire avec un vin de
Bourgogne, Monthélie, Fanny Sabre, Les Sous Roches 2020, rouge.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Vous avez des recettes personnelles que vous voulez partager en spécifiant le pays et le type de recette !
Vous appréciez une recette !
Vous désirez ajouter votre note personnelle à une recette !
C’est ici