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La Cuisine du Monde

dimanche 22 février 2026

CHȂTEAUBRIAND EN VIDÉO

Impressionnez votre moitié avec cette recette classique de Châteaubriand pour deux, composée de filet de bœuf, de pommes de terre et de sauce béarnaise. Ce plat deviendra vite votre incontournable pour vos dîners en amoureux. Le Châteaubriand est une recette et une méthode qui tirent leur nom de l'homme d'État et écrivain français François Châteaubriand. Ce plat se compose d'un filet de bœuf rôti et tranché, servi avec des pommes de terre au beurre et de la sauce béarnaise.


Si je vous dis Chateaubriand en cuisine, cela peut correspondre soit à une pièce de viande de bœuf (un gros tournedos très épais ou un petit filet pour faire simple bardé ou non de lard) ou un plat devenu un classique de la cuisine française. Préparé à partir du cœur du filet de bœuf, cette viande tendre et juteuse, est grillée ou rôtie. Traditionnellement, elle est accompagnée d’une sauce béarnaise, de pommes soufflées (ou de frites) et de légumes frais.
 
Il existe différentes suppositions sur le pourquoi du comment du nom. J’aime bien celle qui rend hommage à l’écrivain du XIXe siècle François-René de Chateaubriand. Rappelez-vous des Mémoires d’outre-tombe.
Comme toujours, il est important de choisir une viande de qualité. Le Chateaubriand se présente sous la forme d’un petit rôti. On le trouve parfois tranché façon tournedos, dans ce cas cuisez-le comme un tournedos.
Impressionnez votre moitié avec cette recette classique de Châteaubriand pour deux, composée de filet de bœuf, de pommes de terre et de sauce béarnaise. Ce plat deviendra vite votre incontournable pour vos dîners en amoureux. Le Châteaubriand est une recette et une méthode qui tirent leur nom de l'homme d'État et écrivain français François Châteaubriand. Ce plat se compose d'un filet de bœuf rôti et tranché, servi avec des pommes de terre au beurre et de la sauce béarnaise.

 
INGRÉDIENTS pour 2 PERSONNES
10 à 12 petites pommes de terre Yukon ou rouges, pelées ;
3 cuillères à soupe de beurre clarifié ou d’huile ;
900 g de filet mignon de bœuf ;
2 cuillères à soupe de beurre non salé ;
4 gousses d’ail ;
5 à 10 brins de thym frais ;
1 cuillère à soupe de persil frais haché ;
1 portion de sauce béarnaise ;
Sel et poivre. Du moulin
 
PRÉPARATION 
 
Sortez le Chateaubriand du réfrigérateur environ 30 minutes avant la cuisson, pour qu’il revienne à température ambiante.
 
Préchauffez votre four à 200°C. Epluchez l’ail et ciselez-le.
 
Versez l’huile d’olive dans une poêle et faites chauffer. Faites-y revenir le Chateaubriand sur toutes ses faces pendant 2 à 3 minutes, le temps qu’il croûte (la fameuse réaction de Maillard). Cela permet de bien garder l’humidité à l’intérieur de la viande.
 
Déposez-le ensuite dans un plat allant au four, ajoutez l’ail haché, le thym, salez et poivrez. Enfournez dans le four préchauffé et laissez-le cuire 10 à 15 minutes Si vous préférez votre viande plus cuite, prolongez la cuisson de quelques minutes. Vérifiez la cuisson avec une thermosonde pour vous assurer que la température interne atteint 55-60°C pour une viande saignante, ou jusqu’à 65°C pour une viande à point.
 
Retirez la viande du four et laissez-la reposer pendant environ 5 à 10 minutes, couverte de papier aluminium.
 
Servez le Chateaubriand tranché avec une sauce béarnaise et pommes de terre rissolées. Vous pouvez également ajouter des légumes de saison pour accompagner le plat.

SAUCE BÉARNAISE EN VIDÉO

Recette Inratable de la Sauce Béarnaise Maison - Parfaite pour Vos Grillades et Plats de Viande


La sauce béarnaise n'a de béarnais que son nom. Ce qui n'empêche pas cette sauce parfumée à l'estragon d'être un incontournable de la cuisine française. Une belle pièce de viande rouge pour l'accompagner et le tour est joué.
L'histoire de la sauce béarnaise est celle d'un "heureux accident" culinaire survenu en 1837 près de Paris.

Une invention fortuite
Alors qu'il préparait une réduction d'échalotes pour un banquet au Pavillon Henri IV à Saint-Germain-en-Laye, le chef Jean-Louis-François Collinet aurait "raté" sa préparation. Pour la rattraper, il y intégra des jaunes d'œufs et du beurre, créant ainsi une émulsion onctueuse inédite.

L'origine du nom
Le nom n'a aucun lien avec la gastronomie du Sud-Ouest. Interrogé sur le nom de cette délicieuse nouveauté par ses clients, le chef Collinet aurait improvisé en apercevant un buste d'Henri IV dans la salle du restaurant. Le roi étant né à Pau, dans le Béarn, il la baptisa naturellement "Béarnaise" en son hommage.
 
Faits marquants
Double invention : On doit également à Collinet l'invention accidentelle des pommes soufflées, nées le même jour alors qu'il gérait l'inauguration de la ligne de train Paris-Le Pecq.

Lieu historique : Le Pavillon Henri IV est situé sur l'ancien emplacement du Château-Neuf, là même où est né Louis XIV.

Reconnaissance : Bien qu'apparue tardivement par rapport aux sauces classiques, elle est aujourd'hui considérée comme une "sauce fille" de la hollandaise dans le répertoire d'Auguste Escoffier.
 
INGRÉDIENTS pour 4 PERSONNES
  • 100 g de vinaigre blanc
  • 100 gr de vin blanc sec
  • 2 échalotes
  • 2 branches d'estragon frais
  • 2 branches de cerfeuil frais
  • 3 jaunes d’œufs
  • 250 g de beurre clarifié
  • 2 pincées de poivre mignonnette
  • Fleur de sel
 PRÉPARATION 
Éplucher et ciseler finement les échalotes. Laver l’estragon, concasser les feuilles et réserver les queues. Dans une sauteuse, placer les échalotes ciselées, les queues d’estragon, la mignonnette et le vinaigre. Laisser réduire à sec, sur feu doux. Ajouter les jaunes d’œufs, 1 cuillerée à soupe d’eau froide et de la fleur de sel.
 
Fouetter vigoureusement. Dès l’obtention d’un ruban, placer la sauteuse hors du feu et incorporer le beurre clarifié. Passer la sauce au chinois étamine. Ajouter les feuilles d’estragon concassées. Rectifier l’assaisonnement. 
Réserver la sauce à couvert, au bain-marie. La sauce doit être tiède.

samedi 21 février 2026

LA CUISINE DE RUE COREENNE EN VIDÉO

Le marché nocturne de Taiwan F Eng à Taichung !

De la street food en profondeur et pas ennuyeuse !


Les plats raffinés, comme le barbecue coréen et le wagu steak, sont délicieusement présentés et savoureux. .. Regardez la vidéo, vous allez être émerveillé ...

SOUPE THAÏ AUX CREVETTES ET LAIT DE COCO EN VIDÉO


 Aujourd’hui, je vous propose une nouvelle recette de soupe : la soupe thaï aux crevettes et lait de coco. J'y ai mis des courgettes, des vermicelles, des champignons de Paris et des petites tomates cerise : un délice !


C'est très facile à faire et terrible en bouche, vous verrez. Et vous pouvez varier les légumes en fonction de ce que vous avez sous la main !
La soupe que je t’ai proposée est une variante de la célèbre soupe thaïe appelée Tom Kha (souvent Tom Kha Gai pour la version au poulet). Voici l’essentiel de son histoire et de son contexte :

- Origines : Tom Kha vient de Thaïlande, avec des influences culinaires de la cuisine lao et birmane voisine. C’est une soupe traditionnelle qui combine le lait de coco riche et les herbes aromatiques du Sud-Est asiatique.
- Signification : « Tom » signifie bouillon/soupe, « Kha » désigne le galanga (racine aromatique proche du gingembre), ce qui place le galanga au cœur du plat.
 

INGRÉDIENTS pour 4 PERSONNES
100g de vermicelles de Chine
2 gousses d'ail
1 oignon
1 petit morceau de gingembre
1 filet d'huile d'olive
4 petites courgettes
400ml de lait de coco
600ml de bouillon de crevettes (ou de poisson)
50g de champignons de Paris
150g de crevettes décortiquées
2 poignées de tomates cerise
6 cs de sauce nuoc mam
1 cs de cassonade
1/2 citron vert pressé
Quelques herbes (menthe, basilic et coriandre)
 
PRÉPARATION 
Voir la vidéo

CÔTES DE BŒUF CORÉENNES KALBI EN VIDÉO

Ces délicieuses côtes de bœuf coréennes, appelées Kalbi, sont marinées toute une nuit dans une savoureuse marinade aux fruits sucrés, puis grillées à la perfection pour un goût incroyablement tendre et sucré.


Le Kalbi désigne les côtes courtes de bœuf marinées et grillées, l'un des plats les plus emblématiques et appréciés de la cuisine coréenne. Il se caractérise par une viande très tendre, persillée, avec une saveur sucrée-salée caramélisée.
Le bœuf Kalbi est une spécialité de côtes courtes coupées transversalement. La côte est découpée dans le sens de la longueur à l'aide d'une scie à ruban, ce qui donne une fine tranche de viande. Les os sont apparents sur la partie inférieure et, en alignant les morceaux, on reconnaît facilement qu'il s'agit de côtes courtes.


Ingrédients et substitutions
Oignon – Vous aurez besoin d'un mélange d'oignons jaunes et de gousses d'ail. Vous pouvez les remplacer par des oignons rouges, blancs ou doux.
Gingembre – Du gingembre frais râpé et pelé rehaussera la saveur des côtes. Vous pouvez le remplacer par une demi-cuillère à café de gingembre moulu.
Eau – L’eau du robinet convient parfaitement et sert à allonger la marinade.
Sauce soja – N'importe quelle bonne sauce soja tamari ou shoyu fera l'affaire.
Sucre brun – Vous pouvez utiliser du sucre brun clair ou foncé.
Le mirin ou le vin de riz doux sont à privilégier. Vous pouvez toutefois les remplacer par du xérès doux, du saké ou un vin de riz classique comme le Shaoxing.
Miel – Le miel ordinaire ou cru convient. Vous pouvez également ajouter une cuillère à café de sel et deux cuillères à soupe de sucre pour intensifier la saveur de la marinade.
Huile de sésame – Elle rehaussera la saveur des côtes, mais vous pouvez la remplacer par une huile au goût neutre.
Graines de sésame – Vous aurez besoin de graines de sésame blanches ordinaires.
Poire asiatique – Vous trouverez facilement ces poires dans les épiceries hispaniques locales si vous n'en trouvez pas dans votre supermarché habituel. À défaut, utilisez deux pommes Fuji.
Pommes Fuji – Ce sont les meilleures pommes car elles sont les plus sucrées. Cependant, vous pouvez utiliser des pommes Honeycrisp ou Gala.
Kiwi – Un kiwi vert frais classique fera l'affaire. Vous pouvez aussi utiliser un kiwi jaune.
Oignons verts – Ils sont utilisés dans la marinade et comme garniture.
Poivre noir – Le poivre noir moulu nature est parfait pour assaisonner les mélanges d'épices cor
éens.
Côtes levées – Vous aurez besoin de côtes levées de bœuf coupées en croix, à la coréenne.


INGRÉDIENTS pour 6 PERSONNES
½ oignon jaune pelé
5 grosses gousses d'ail
2 g de gingembre frais, paré
250 ml d'eau
250 ml de sauce soja
110 g de sucre roux clair tassé
50 g de mirin
60 ml de miel
45 g d'huile de sésame
4 g de graines de sésame
1 poire asiatique pelée et dénoyautée
1 pomme Fuji pelée et épépinée
½ kiwi pelé
25 g d'oignons verts émincés
1 g de poivre fraichement moulu
1,5 kg de côtes courtes coupées kalbi
 
INSTRUCTIONS :
Pour plus de précision, regardez la vidéo plus haut !

Préparez la marinade et versez-la dans un plat à gratin profond, un sac en plastique ou un récipient en plastique.
Ajoutez les côtes de bœuf ou le kalbi à la marinade et assurez-vous de les immerger complètement.
Transférez les côtes marinées au réfrigérateur et laissez-les mariner pendant au moins 12 heures, voire toute une nuit. Je recommande de les retourner dans le sac toutes les 4 à 6 heures pour qu'elles soient bien imprégnées de marinade.
Sortez-les du réfrigérateur et laissez-les reposer à température ambiante pendant environ 30 minutes avant de les griller.
Déposez les côtes sur un gril préchauffé entre 450°F et 550°F 
(230°C et 290°C) et faites-les cuire de 3 à 4 minutes de chaque côté ou jusqu'à ce que des marques de gril foncées se soient formées.
Retirer du gril et garnir de graines de sésame et d'oignons verts.
 
Notes
Préparation à l'avance : Vous pouvez les préparer jusqu'à une heure à l'avance. Gardez-les au chaud, recouverts de papier aluminium, au four à basse température, entre 200 °F et 250 °F.
Conservation : Conservez ces côtes levées couvertes au réfrigérateur pendant 4 jours maximum. Elles se congèlent également très bien, couvertes, pendant 3 mois maximum. Consultez les instructions de réchauffage ci-dessus.
Comment réchauffer : Pour réchauffer le kalbi, il suffit de le remettre sur un gril chaud pendant quelques minutes de chaque côté.
Vous pouvez également ajouter une cuillère à café de sel et deux cuillères à soupe de sucre à la marinade pour intensifier sa saveur.
Ne les laissez pas mariner plus de 24 heures.
 
Le kalbi est traditionnellement servi avec de la laitue, des légumes à feuilles et du périlla.
(Le Perilla est un genre de plantes à fleurs de la famille des Lamiaceae qui contient notamment le shiso japonais).
La marinade se conservera jusqu'à 4 jours si vous choisissez de ne pas faire mariner les côtes levées immédiatement.

vendredi 20 février 2026

PASTA ALLA PAPALINA EN VIDÉO


Ah, la Pasta alla Papalina! C'est la version "royale" et plus délicate de la carbonara, créée spécialement pour le pape Pie XII (alors Cardinal Pacelli) dans les années 1930.
Voici l'essentiel pour briller en cuisine (ou au dîner) :


Les ingrédients clés (pour 4 personnes)
Contrairement à sa cousine rustique, elle mise sur la douceur :
Pâtes : Idéalement des fettuccine ou tagliatelles aux œufs fraîches.
Garniture : Du jambon cuit au lieu du guanciale, et souvent des petits pois.
Liant : Des œufs, du beurre (au lieu du saindoux) et du Parmesan (plus doux que le Pecorino).
Le petit plus : Une touche d'oignon revenu dans le beurre pour la base.

Pourquoi ce nom ?

"Papalina" fait référence à la calotte du Pape. La légende raconte que le futur Pape voulait une carbonara plus raffinée et moins grasse pour ses repas au Vatican. Certains chefs, comme Filippo La Vecchia à l'Osteria Romana, continuent de faire vivre cette tradition.

Voulez-vous la recette étape par étape pour les réussir ce soir ?

Voici la marche à suivre pour préparer des Fettuccine alla Papalina dignes d'une table pontificale. Cette recette mise sur l'onctuosité et la finesse du jambon cuit.

INGRÉDIENTS pour 4 PERSONNES
Pâtes : 400g de fettuccine (fraîches aux œufs de préférence).
Garniture : 150g de jambon cuit coupé en lanières,
1 petit oignon émincé,
100g de petits pois (optionnel mais classique).
Sauce :
3 œufs entiers,
100ml de crème liquide (pour le côté "royal"), 60g de Parmesan râpé, 50g de beurre.

ÉTAPE DE PRÉPARATION
1. La base aromatique : Dans une grande sauteuse, faites fondre le beurre à feu doux. Faites-y revenir l'oignon émincé jusqu'à ce qu'il devienne translucide (environ 5-6 min).
2. Le jambon : Ajoutez les lanières de jambon cuit (et les petits pois si vous en utilisez). Laissez dorer 2 à 3 minutes pour qu'ils libèrent leurs arômes.
3. La crème d'œuf : Pendant ce temps, fouettez les œufs avec la crème liquide et le Parmesan dans un bol. Poivrez généreusement.
4. Cuisson des pâtes : Plongez les fettuccine dans l'eau bouillante salée. Pour des pâtes fraîches, 2 à 3 minutes suffisent pour qu'elles soient al dente.
5. Le secret de l'onctuosité : Égouttez les pâtes (gardez un peu d'eau de cuisson) et versez-les dans la sauteuse avec le jambon. Mélangez bien à feu vif pendant 30 secondes.
6. Le final (Hors du feu) : C'est l'étape cruciale ! Éteignez le feu. Versez le mélange œufs/crème sur les pâtes. Remuez énergiquement : la chaleur résiduelle va créer une sauce veloutée sans cuire les œufs en omelette.
Servez immédiatement avec un dernier tour de moulin à poivre et un voile de Parmesan.

ACCORD PARFAIT
Pour accompagner l'onctuosité et la finesse des Fettuccine alla Papalina, l'objectif est de trouver un vin qui équilibre la richesse de la crème et du beurre sans masquer le goût délicat du jambon cru.
Voici les meilleures options pour un accord parfait :

1. Le choix local : Frascati Superiore
Puisque c'est un plat romain, rien ne vaut un vin du Latium. Le Frascati Superiore est un blanc sec, frais et minéral. Sa vivacité permet de "nettoyer" le palais du gras de la sauce tout en respectant la douceur des petits pois.
2. Le classique élégant : Chardonnay (Bourgogne)
Un Chardonnay légèrement beurré mais conservant une bonne acidité (comme un Chablis ou un Meursault) rappellera les notes lactées de la crème et du parmesan. C'est l'accord "royal" par excellence.
3. L'alternative fraîche : Pinot Grigio ou Soave
Si vous préférez quelque chose de plus léger, un Pinot Grigio ou un Soave de Vénétie apportera des touches d'agrumes et de fleurs blanches qui dynamiseront le plat.
4. Et pour les amateurs de rouge ?
Si vous tenez absolument au rouge, évitez les vins trop tanniques. Un Pinot Noir léger ou un Valpolicella (peu boisé) peut fonctionner grâce à sa finesse et ses notes de petits fruits rouges qui contrastent avec le salé du jambon.

Mon conseil : Servez le vin bien frais (autour de 10-12°C pour le blanc) pour maximiser le contraste avec les pâtes chaudes.

SAUTÉ DE PORC FONDANT EN VIDÉO


L'histoire du sauté de porc est le reflet de l'évolution des techniques culinaires françaises, mêlant traditions populaires et innovations gastronomiques.

MERCI INFINIMENT À LA TABLE DE JUJU POUR CETTE RECETTE
 

1. Des origines antiques aux ragoûts gaulois
La consommation de porc en ragoût remonte à l'Antiquité. Chez les Gaulois, le porc était une viande centrale, souvent mijotée longuement dans des pots en terre avec du miel, du vinaigre et des herbes pour attendrir les fibres. Cette méthode de cuisson lente est l'ancêtre direct du côté "fondant" que l'on recherche aujourd'hui.
 
2. L'invention de la technique du "sauté"
Bien que le mijotage soit millénaire, le terme et la technique du "sauté" se précisent au XVIIIe siècle avec l'apparition des fourneaux à bois remplaçant les cheminées ouvertes.

Étymologie : Le mot vient du verbe "sauter" car, dans une poêle adaptée (la sauteuse), les morceaux de viande doivent "sauter" dans la matière grasse très chaude pour être saisis instantanément.

Standardisation : C'est à cette époque que les chefs codifient le geste : saisir la viande à feu vif pour créer une croûte (réaction de Maillard), puis déglacer pour créer une sauce savoureuse.
 
3. Un plat de terroir et de "dimanche"
Au XIXe et XXe siècles, le sauté de porc s'installe comme un pilier de la cuisine bourgeoise et familiale. Contrairement au bœuf (plus cher), le porc permettait de nourrir de grandes tablées avec des morceaux économiques comme l'épaule ou l'échine, rendus nobles par une sauce onctueuse.
 
Anecdotes historiques
Le Sauté Marengo : Bien qu'à base de veau ou de poulet à l'origine (créé pour Napoléon après la bataille de 1800), cette recette a popularisé l'idée de petits morceaux de viande rissolés puis mijotés avec des tomates et du vin blanc, une structure que l'on retrouve dans beaucoup de sautés de porc modernes.
 
Influence internationale : 
Si le sauté à la française privilégie la crème ou le vin, la technique de "sauter" la viande en petits morceaux existe depuis plus de 2000 ans en Chine (le stir-fry), où elle servait à économiser le combustible.
 
INGRÉDIENTS pour 4 ou plus de PERSONNES
2 kg d'épaule ou d'échine de porc
4 carottes
1 échalotes ou 1 oignon
100 g de lardons fumés
½ verre de vin blanc
1 cuillère à soupe de farine
1 branche de thym
1 feuille de laurier
Sel, poivre
 
INSTRUCTIONS :
Saisir la viande pour une belle coloration et du goût
Faire revenir les lardons, l'échalote et les carottes pour encore plus de saveur
Déglacer au vin blanc et laisser mijoter avec thym et laurier
Cuisson à tout petit feu pour une viande fondante et un jus parfumé
 
Astuce du chef : laissez mijoter 2 h ½ doucement pour obtenir une sauce onctueuse et une viande ultra tendre !

CHȂTEAUBRIAND EN VIDÉO

Impressionnez votre moitié avec cette recette classique de Châteaubriand pour deux, composée de filet de bœuf, de pommes de terre et de sauc...