Le tartare de bœuf coupé au couteau est le roi incontesté du bistrot parisien. Contrairement au tartare de brasserie industrielle, souvent passé au hachoir et réduit en bouillie, le véritable tartare au couteau offre une mâche unique, où chaque petit cube de viande libère ses sucs au moment de la dégustation.
Voici les secrets de fabrication des chefs pour réussir ce monument de la cuisine crue.
🤫 Les 3
secrets de fabrication des chefs 1. Le choix de
la viande et la technique du "taillage" Le succès d’un tartare repose à 80 %
sur la texture de la viande. On oublie le hachoir électrique qui écrase les
fibres et chauffe la viande.
Le morceau : Privilégiez le filet, le faux-filet
ou la poire / merlan. La viande doit être très tendre, maigre et
parfaitement parée (sans aucun morceau de gras ni de nerf).
Le geste pro : Placez la viande 20 minutes au
congélateur avant de la couper. Elle va durcir légèrement, ce qui
permet de la tailler de manière ultra-nette. Coupez d'abord de fines
tranches, puis des lanières, et enfin de petits cubes réguliers de 3 à
4 mm de côté.
2.
L'assaisonnement "à la minute" sur lit de glace La viande crue est extrêmement fragile
et s'oxyde (grisonne) rapidement au contact de l'acidité (vinaigre, câpres,
moutarde).
Le geste pro : Préparez votre sauce (la liaison) à
l'avance, mais ne la mélangez à la viande qu'au moment exact de servir.
Pour préserver une fraîcheur absolue et une belle couleur rouge vif, les
chefs mélangent le tartare dans un cul-de-poule (saladier en inox) posé
sur un autre récipient rempli de glaçons.
3. L'équilibre
de la liaison (La sauce) Un bon tartare ne doit être ni sec, ni
noyé sous la mayonnaise. Les ingrédients doivent sublimer le bœuf, pas masquer
son goût.
La base : Un jaune d'œuf extra-frais, une touche de
moutarde forte, un filet d'huile neutre pour lier, et quelques gouttes de Tabasco
et de Worcestershire sauce.
Les condiments : Des échalotes ciselées très finement, des
câpres hachées, des cornichons croquants et du persil plat. Le secret est
de tout couper à une taille inférieure ou égale aux cubes de viande pour
une harmonie parfaite en bouche.
🛒 Les
proportions idéales (Pour 1 personne)
180 g à 200 g de bœuf de première fraîcheur coupé au
couteau
1 jaune d'œuf frais
1 cuillère à café de moutarde de Dijon
1 cuillère à café de ketchup (pour la rondeur)
2 cuillères à café de câpres et de cornichons hachés
1 petite échalote
ciselée
1 cuillère à soupe d'huile de tournesol ou de pépins de
raisin
Sel, poivre du moulin, Tabasco et sauce
Worcestershire (selon les goûts)
💡 La
variante bistrot chic : Le Tartare "Aller-Retour"
Si vous ou vos invités hésitez face au
100 % cru, utilisez la technique de l'Aller-Retour : une fois le tartare
entièrement préparé et formé en steak, déposez-le 30 secondes de chaque côté
dans une poêle brûlante avec un filet d'huile. Vous obtiendrez une croûte
caramélisée et chaude à l'extérieur, tandis que le cœur restera frais, fondant
et cru.
L’histoire du tartare d'espadon est une évolution culinaire moderne née dans les années 1970 et 1980 sous l'impulsion de la Nouvelle Cuisine française, qui a transposé le concept traditionnel du steak tartare de bœuf aux produits de la mer.
L’histoire du
tartare d'espadon est une évolution culinaire moderne née dans les années
1970 et 1980 sous l'impulsion de la Nouvelle Cuisine française, qui
a transposé le concept traditionnel du steak tartare de bœuf aux produits de la
mer. Bien que l'espadon soit consommé depuis l'Antiquité en Méditerranée, sa
préparation sous forme de dés crus et marinés est récente et s'explique par des
étapes historiques clés :
1.
L'héritage lointain du "Tartare" de viande
Le mythe des cavaliers nomades : Le terme « tartare » vient de la
légende entourant le peuple cavalier des Tatars (ou Mongols), qui auraient
placé de la viande crue sous leur selle pour l'attendrir avant de la
consommer.
La popularisation en France : C'est au début du XXe siècle que
le steak tartare moderne se codifie dans les bistrots parisiens, d'abord
sous le nom de « steak à l'américaine », avant de prendre le nom de
tartare lorsqu'il commença à être servi avec de la sauce tartare. Le plat
est officiellement inscrit au Larousse Gastronomique en 1938.
2. La
révolution de la Nouvelle Cuisine (1970-1980)
L'émancipation du bœuf : Durant les décennies 1970 et
1980, les chefs français cherchent à alléger les menus. Ils bousculent les
codes en appliquant la technique de la découpe au couteau à d'autres
chairs.
L'influence asiatique : L'essor de la cuisine japonaise
(sushis, sashimis) en Occident démocratise la consommation de poisson cru.
Les chefs commencent à travailler le saumon, le thon, puis l'espadon en
tartare.
3. Pourquoi
l'espadon est devenu un choix d'exception
Le "veau de la mer" : L'espadon possède une chair
extrêmement dense, musclée et dépourvue d'arêtes fines, ce qui lui vaut ce
surnom culinaire. Cette texture unique offre une tenue parfaite à la
découpe en dés (mâche ferme), imitant à la perfection la sensation d'un
tartare de viande tout en apportant une fraîcheur marine.
L'influence du crudo italien : Très populaire en Sicile et en
Calabre où l'espadon est pêché historiquement, le mariage de ce poisson
cru avec de l'huile d'olive et du citron (pesce crudo) a grandement
inspiré les déclinaisons modernes du tartare d'espadon méditerranéen
Voici les deux
recettes modernes pour votre tartare d'espadon en dés, à préparer avec 150 g de
poisson par variante (soit 300 g au total).
🥢
Variante 1 : L'Asiatique (Yuzu, Soja & Sésame)
Cette version
joue sur la profondeur de l'umami et la fraîcheur zestée pour donner un
caractère très élégant à la chair dense de l'espadon.
La marinade : 1,5 cuillère à soupe d'huile de
sésame grillé, 1 cuillère à soupe de sauce soja salée (ou Tamari), et le
jus d'un demi-citron vert (ou 1 cuillère à café de jus de yuzu si vous en
trouvez).
Les condiments : 1 cm de gingembre frais râpé et 1
jeune oignon (cébette) émincé finement avec sa tige verte.
Le croquant : 1 cuillère à café de graines de
sésame noir ou blanc torréfiées à saupoudrer au moment du dressage.
🥭
Variante 2 : L'Exotique (Mangue & Fruits de la passion)
Cette
déclinaison apporte un contraste sucré-salé ultra-frais et une belle acidité
tropicale qui réveille le poisson.
La garniture : 1/4 de mangue mûre mais ferme,
coupée en dés de la même taille que l'espadon.
La marinade : La pulpe et les grains acidulés
d'un demi-fruit de la passion, associés au jus d'un demi-citron vert et
1,5 cuillère à soupe d'huile d'olive douce.
La touche herbacée : Quelques feuilles de coriandre
fraîche ciselée (ou de menthe pour encore plus de fraîcheur) et une pincée
de piment d'Espelette.
🍽️
Conseil de présentation
Pour un effet
« grand restaurant », vous pouvez dresser les deux tartares côte à côte dans
une même assiette en utilisant deux petits emporte-pièces ronds. La couleur
blanche de l'espadon contrastée par le jaune vif de la mangue d'un côté, et le
vert de la cébette de l'autre, offrira un superbe visuel.
Assaisonnement idéal pour un tartare
d'espadon en dés associe la rondeur de l'huile d'olive, le piquant d'une
échalote et la fraîcheur d'un agrume pour sublimer la mâche ferme de ce
poisson.
Les ingrédients du tartare (pour 2 personnes)
📋 Les
ingrédients du tartare (pour 2 personnes)
Espadon : 300 g coupés en dés réguliers de 5 mm.
Le croquant : 1 petite échalote ciselée très finement
et 1 cuillère à café de câpres fines hachées
Le liant : 3 cuillères à soupe d'huile d'olive
extra-vierge.
L'acidité : Le jus et le zeste râpé d'un demi-citron
vert.
Les herbes : 10 brins de ciboulette fraîche ciselée.
Le peps : Fleur de sel, poivre blanc du moulin et
une pointe de piment d'Espelette.
🔪 La méthode d'assemblage
1.Le froid : Placez les dés d'espadon dans un saladier posé
sur un lit de glaçons pour garantir la chaîne du froid pendant la préparation.
2.Le mélange de
base : Ajoutez l'échalote, les câpres, la
ciboulette et l'huile d'olive, puis mélangez délicatement à la cuillère.
3.La touche
finale : Incorporez le jus de citron vert, le
sel et le piment uniquement 5 minutes avant de dresser afin d'éviter que
l'acide ne blanchisse et ne cuise la chair du poisson.
L'histoire de la salade de pinces de crabe à La Nouvelle-Orléans est intimement liée à la géographie de la Louisiane et à la fusion des cultures culinaires de la région.
Le Chef Patrick PERIE les préparer à chaque Brunch de l'Hôtel Méridiens, Que de bons souvenirs ....
L'abondance du
crabe bleu
Le golfe du Mexique : La Nouvelle-Orléans est entourée de
bayous, de lacs (comme le lac Pontchartrain) et du golfe du Mexique, qui
regorgent de crabes bleus (Callinectes sapidus).
Une ressource accessible : Historiquement, le crabe était une
source de protéines bon marché et abondante pour les populations locales,
bien avant de devenir un mets délicat.
L'origine dans les "Creole
Cottages" et les restaurants de bord de lac
Les pique-niques du week-end : Au XIXe et au début du XXe siècle, les
habitants de La Nouvelle-Orléans fuyaient la chaleur du centre-ville pour
se rendre dans des stations balnéaires sur le lac Pontchartrain (comme
West End ou Milneburg). Les pinces de crabe froides y étaient consommées
en plein air, simplement bouillies avec des épices locales.
L'évolution en salade : Dans les maisons créoles, pour ne rien
gaspiller, les restes de pinces de crabe de la veille étaient décortiqués
(en laissant le cartilage de la pince comme "poignée", d'où le
nom crab fingers) et servis froids le lendemain sous forme de
salade rafraîchissante pour affronter l'humidité louisianaise.
L'influence
multiculturelle dans l'assiette
L'héritage français et espagnol : La vinaigrette acidulée (souvent à base
d'agrumes ou de moutarde) provient des techniques culinaires françaises et
espagnoles qui ont façonné la cuisine créole.
L'apport afro-caribéen : L'utilisation intensive d'épices
(piment de Cayenne, ail, poivre noir) dans le bouillon de cuisson du crabe
ou dans la sauce reflète l'influence des cuisiniers africains et antillais
de la ville.
Aujourd'hui, cette salade est un
classique des institutions de la ville (comme le restaurant Galatoire's
ou Arnaud's), souvent servie avec une sauce rémoulade blanche ou
rouge (style Nouvelle-Orléans, très relevée).
Une salade de pinces de crabe style
Nouvelle-Orléans se compose de pinces de crabe frais marinées ou sautées à la
mode créole, servies fraîches sur un lit de verdure avec une vinaigrette aux
agrumes ou une touche d'assaisonnement Cajun.
INGRÉDIENTS :
400 g à 500 g de pinces de crabe (chues et
cuites, idéalement du crabe bleu)
Un grand bol de mesclun ou de jeunes
pousses de laitue
10 tomates cerises coupées en deux
1/2 oignon rouge ou oignons verts émincés
Pour la vinaigrette style Nouvelle-Orléans
:
3 cuillères à soupe
d'huile d'olive
1 cuillère à soupe de jus de citron frais
1 cuillère à café de vinaigre de cidre
1/2 cuillère à café d'assaisonnement
Cajun ou Créole
Sel et poivre du
moulin
PRÉPARATION :
1.Rincez et
égouttez délicatement les pinces de crabe si elles sont saumurées ou
réfrigérées.
2.Dans un petit
bol, émulsionnez l'huile d'olive, le jus de citron, le vinaigre de cidre,
l'assaisonnement Cajun, le sel et le poivre.
3.Disposez le
mesclun, les tomates cerises et les oignons émincés dans un grand saladier ou
directement dans les assiettes de service.
4.Déposez
harmonieusement les pinces de crabe par-dessus la salade.
5.Arrosez le tout
avec la vinaigrette juste avant de servir bien frais.
Une cassolette d'escargots est un grand classique de la cuisine française, préparée traditionnellement avec une crème à l'ail, des échalotes, du vin blanc et du persil, souvent accompagnée de champignons et de croûtons de pain.
L'histoire de
la consommation des escargots remonte à la Préhistoire, bien avant qu'ils ne
deviennent un symbole de la gastronomie française raffinée. Origines et
Évolution
Préhistoire : Les humains consomment des
escargots dès le Paléolithique. Les archéologues retrouvent régulièrement
des amas de coquilles calcinées près des grottes.
Antiquité romaine : Les Romains en sont
friands. Pline l'Ancien raconte que Fulvius Hirpinus a créé le premier
élevage d'escargots (héliciculture) en les nourrissant de lie de vin et de
farine pour les engraisser.
Moyen Âge : L'Église autorise la
consommation de l'escargot pendant le Carême. N'étant ni viande ni
poisson, il devient un aliment de subsistance idéal pour les périodes de
jeûne.
Renaissance : Il perd de sa popularité à
la table des rois et est relégué à la cuisine paysanne et régionale.
Le grand retour
en grâce (XIXe siècle) Le point de
départ de l'escargot moderne tel qu'on le connaît aujourd'hui date de mai 1814.
Le banquet historique : Le célèbre chef
Antonin Carême doit préparer un dîner pour le tsar de Russie Alexandre
Ier, invité par le diplomate français Talleyrand.
L'invention de la recette : Pour
impressionner le tsar, Carême décide de servir des escargots de Bourgogne.
Il les farcit avec un beurre mélangé à de l'ail, de l'échalote et du
persil pour masquer le goût de terre.
Le succès : Le tsar est conquis, et la
recette de l'Escargot au beurre persillé (dit "à la
bourguignonne") entre définitivement dans l'histoire de la haute
gastronomie mondiale.
L'escargot fait partie des plats emblématiques de la gastronomie française... On peut ramasser les bourgognes ou petits gris... Ou en boîte ou congelés... Passons à la cuisine : INGRÉDIENTS DE
LA RECETTE POUR 4 PERS. : ·4 douzaines
d'escargots moyens ·400 grammes de
champignons de Paris ·25 cl de crème
fraîche ·15 cl de
bouillon de légumes ·10 cl de vin
blanc sec 4 échalotes, ·2 gousses d'ail ·30 grammes de
beurre, ·Sel et poivre
du moulin ·2 cuil. à soupe
d’huile d'olive extra vierge ·1 pincée de
noix de muscade ·1/ 4 de botte
de persil plat PRÉPARATION : 1.Préparer les aromates : Faire suer les échalotes hachées et l'ail dans le beurre fondu à
feu doux. 2.Ajouter les champignons : Incorporer les champignons émincés et les
laisser rendre leur eau. 3.Déglacer : Verser le vin blanc sec et laisser réduire de moitié à feu doux. 4.Mijoter les escargots : Ajouter les escargots et laisser mijoter 5 à 8 minutes pour les
réchauffer sans durcir la chair. 5.Lier la sauce : Incorporer la crème fraîche et le persil haché, puis laisser
épaissir la sauce quelques minutes. 6.Dresser et gratiner : Répartir la préparation dans des Cassolettes en céramique,
ajouter des croûtons dorés et passer facultativement sous le gril du four
quelques minutes avant de servir bien chaud. Régalez-vous !
L'histoire des pâtes aux champignons est intimement liée à la cuisine bourgeoise italienne et à la tradition de la cueillette des champignons des bois à la fin de l'été et à l'automne.
Voici quelques repères historiques clés
: Des sous-bois à
l'assiette
Origine rurale : En Italie, l'association des pâtes avec
les champignons (pasta ai funghi) trouve ses racines dans les
régions montagneuses et forestières comme la Toscane, le Piémont et
l'Émilie-Romagne.
Les cèpes à l'honneur : Historiquement, la recette classique
italienne utilise des funghi porcini (cèpes) frais en automne, ou
séchés le reste de l'année pour parfumer les sauces.
L'évolution vers
la crème
L'influence française : La version très crémeuse que l'on
consomme aujourd'hui est une adaptation influencée par la cuisine
française, qui a popularisé l'usage de la crème fraîche pour lier les
sauces aux champignons.
Modernisation : L'utilisation des champignons de Paris
s'est généralisée après la Seconde Guerre mondiale avec le développement
de la culture industrielle de ce champignon, rendant le plat accessible
toute l'année et à petit prix.
Des champignons dorés et longs,
recouverts d'une sauce Pecorino légère et veloutée, fabriquée sans crème
lourde. Ingrédients :
300 g de fettuccine
500 g de champignons bruns, nettoyés et
tranchés
2 gousses d'ail, hachées
1 petit bouquet de persil, hachée
6 cuillères à soupe de Pecorino Romano
râpé finement
1⁄2 tasse de lait, ajouté
progressivement
60 g de beurre
5 cuillères à soupe d'huile d'olive
extra-vierge, plus une petite goutte pour mélanger
Sel et poivre noir au goût
1 cuillère à soupe de sel pour l'eau de
pâtes
Réservez l'eau de pâtes nécessaire Instructions : Faites chauffer l'huile d'olive dans
une poêle grande et ajoutez une petite goutte d'eau pour aider à empêcher la
moutarde de brûler. Ajoutez l'ail et cuisinez pendant environ 30 secondes. Ajoutez les champignons tranchés,
assaisonnez de sel et de poivre noir et remuez bien. Ajoutez le beurre et
cuisinez à feu moyen pendant environ 10 minutes jusqu'à ce que les champignons
soient tendres et dorés.
En attendant, cuisinez les fettuccine
dans de l'eau bouillante salée jusqu'à ce que les pâtes soient al dente.
Réservez une tasse de pâtes avant de laisser sécher. Ajoutez une petite goutte d'huile
d'olive et de lait, puis mélangez jusqu'à ce que la moutarde soit lisse et
crémeuse.
Ajoutez la pâtes dans une cuillère à
soupe de pâtes, ajoutez une petite goutte d'huile d'olive et remuez bien.
Ajoutez la pâtes, assaisonnez de sel et de poivre noir et remuez bien. Ajoutez
une petite goutte de pâtes, si nécessaire. Éteignez la chaleur, ajoutez la
Pecorino et remuez rapidement jusqu'à ce que lamoutarde soit lisse
et crémeuse. Ajoutez la pâtes dans une cuillère
à soupe d'huile d'olive et delait, ajoutez une petite goutte
de lait, puis remuez bien. Ajoutez la moutarde et lait extra-vierge, puis
ajoutez une petite goutte de lait, si nécessaire.
1 cuillère à soupe de pâtes pour les
pâtes, réservez une tasse de pâtes avant de les égoutter.
SECRET DE CHEF
Petite astuce
pour sublimer vos pâtes à la maison ! Quand vous êtes à l’étape finale, juste
avant de servir… n’oubliez surtout pas la mantecatura ! C’est quoi ? C’est
l’art de lier parfaitement vos pâtes, sans les cuire davantage. Coupez le feu.
Ajoutez un filet de bonne huile d’olive extra vierge. Faites sauter vos pâtes
dans la poêle — oui, comme les pros ! Et maintenant… le secret ultime : râpez du
pecorino, du parmigiano reggiano ou du grana padano, directement dedans.
Choisissez l’affinage que vous aimez, et continuez à mélanger, feu toujours
éteint. Le résultat ? Une texture onctueuse, un parfum irrésistible, et le
goût… mamma mia. Vous venez de transformer un plat simple en une vraie magie
italienne. Allez, à table ! Et n’oubliez pas : la mantecatura, c’est la touche
du chef.
ET POUR FINIR
La mantecatura
Éteignez la chaleur, ajoutez la
Pecorino et "mantequer" avant le servir
L'histoire du poulet ou de la volaille aux écrevisses est fascinante, car elle se situe au croisement de la grande cuisine de cour, des nécessités militaires de l'Empire et de l'incroyable richesse du terroir rhônalpin.
L'évolution de ce plat emblématique repose sur trois grands piliers historiques :
1. Le "Grand Siècle" et l'origine des ragoûts (XVIIe siècle)
Bien avant d'être une spécialité purement lyonnaise, l'association de la volaille et des crustacés trouve ses racines dans la "Cuisine Françoise" du XVIIe siècle. Sous Louis XIV, les cuisiniers de la cour royale cherchent à s'émanciper des influences italiennes et espagnoles (très chargées en sucre et en épices). Ils inventent les ragoûts dits de "haut-goût", des sauces très riches et travaillées. C'est à cette époque que l'on commence à lier des fricassées de poularde avec des écrevisses, alors considérées comme un produit noble et très abondant dans les cours d'eau français.
2. Le Poulet Marengo et le coup de génie militaire (1800)
L'histoire populaire lie aussi ce type de mariage au célèbre Poulet à la Marengo. Le 14 juin 1800, au soir de la victoire de Napoléon Bonaparte contre les Autrichiens à Marengo (Italie), son cuisinier François Dunand dut improviser un repas avec les maigres ressources locales. Il réunit ainsi du poulet, des écrevisses de rivière, des tomates, de l'ail et des œufs frits. Bonaparte adora le plat au point d'exiger qu'on lui serve le même après chaque bataille, ancrant définitivement l'association poulet-écrevisses dans l'histoire de la gastronomie française.
3. Le mariage du terroir bressan et des Dombes (XIXe - XXe siècle)
Le plat trouve sa forme moderne et sa consécration grâce à la rencontre de deux terroirs voisins :
La Bresse, réputée pour l'excellence de ses volailles (les fameux poulets de Bresse).
La Dombes et le Bugey, des régions aux milliers d'étangs et de rivières, regorgeant d'écrevisses de cours d'eau.
Au XIXe siècle, les cuisiniers lyonnais et les célèbres "Mères lyonnaises" (comme la Mère Brazier ou la Mère Bourgeois) s'emparent de cette recette. Elles y ajoutent la touche locale indispensable : la crème fraîche épaisse de Bresse, pour lier les sucs du poulet à la puissance de la bisque d'écrevisses.
Ce fleuron a ensuite été magnifié par les grands chefs de la région, de Paul Bocuse (qui en fit un thème officiel du mythique concours du Bocuse d'Or en 2017) à Georges Blanc à Vonnas.
Le poulet aux écrevisses est un incontournable des bouchons lyonnais.
Le secret ? La cuisson. Une sa sauteuse en fonte de 24 cm pour la réaliser
comme il se doit.
Et surtout une volaille de Bresse
« Volaille de Bresse » désigne une filière avicole d’appellation
d’origine protégée (AOP) unique en son genre situé dans l’Ain, la
Saône-et-Loire et le Jura. Les poulets, dindes, chapons et poulardes de Bresse
sont des produits d’exceptions, obtenus grâce à un savoir-faire strictement
conservé. Issus d’une race locale, nourris avec amour, élevés avec soin, ils
sont ensuite préparés minutieusement : plumés à la main puis conservés dans une
toile de lin bien serrée (pour les poulardes de Noël) qui garantit leur
tendreté.
Garniture aromatique (céleri, fenouil, ail, poivre, graines de
coriandre, cardamome)
Garniture du jus (échalotes, oignons, ail et thym)
Beurre
1 càc de concentré de tomate
6 cl de cognac
Citron
PRÉPARATION
Étape 1 : Ecrevisses
Réserver quelques écrevisses entières pour le dressage.
Détacher la tête des queues d’écrevisses.
Châtrer les écrevisses.
Pocher 2/3 minutes les queues dans une eau légèrement salée avec la
garniture aromatique composée de céleri, fenouil, ail, poivre, graines de
coriandre, cardamome.
Plonger ensuite les queues d’écrevisses dans l’eau glacée et les
décortiquer (garder l’eau de cuisson pour mouiller le jus).
Enfin, conserver les queues dans l’huile d’olive.
Étape 2 : Jus d'écrevisses
Couper les têtes des écrevisses en deux et les faire colorer dans
l’huile d’olive très chaude. Insister sur une jolie coloration en cassant les
têtes et racler la cocotte en fonte pour libérer les sucs générés par la
réaction de Maillard.
Ajouter le beurre et les échalotes, les oignons, l'ail et thym ainsi
qu'une pointe de concentré de tomate et le faire cuire.
Déglacer au cognac.
Mouiller ensuite avec l’eau de cuisson des queues d’écrevisses. Laisser
cuire puis mixer les écrevisses. Passer le tout au chinois
Étape 3 : Volaille
Choisir une volaille bien grasse et pleine.
Tailler la volaille en 8 et garder de côté les blancs ainsi que les
abatis et le gras.
Colorer les hauts de cuisses / cuisses / ailerons dans le gras de
volaille. Mouiller avec le jus d’écrevisses et laisser cuire environ 45 min à
couvert pour bien maintenir l’humidité.
Ajouter les queues d’écrevisses et les écrevisses entières dans la
cocotte, un léger jus de citron et quelques tours de moulin à poivre.