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La Cuisine du Monde

jeudi 11 juin 2026

SALADE DE POIVRON ROUGE ET JAUNE

 



Les salades d'été sont idéales pour un repas léger, coloré et rapide sans cuisson. Misez sur des associations de saison, comme la pastèque, le melon ou la pêche associés à des légumes croquants et une touche de fromage (feta, chèvre frais), le tout rehaussé d'herbes fraîches et d'un filet d'huile d'olive.

 

1. Salade Italienne "Caprese" revisitée

Fraîche et gourmande, cette salade se prépare en moins de 10 minutes.

  • Ingrédients : Tomates cerises, billes de mozzarella di bufala, fraises fraîches, basilic et pignons de pin.
  • Assaisonnement : Vinaigre balsamique, huile d'olive extra-vierge, sel et poivre.

2. Salade Exotique Crevettes et Mangue

Une alliance sucrée-salée parfaite pour les fortes chaleurs.

  • Ingrédients : Crevettes roses décortiquées, dés de mangue mûre, avocat, concombre et coriandre fraîche.
  • Assaisonnement : Jus de citron vert, huile de sésame et une pointe de piment ou gingembre râpé.

3. Salade Méditerranéenne Croquante

Idéale pour un pique-nique ou un repas complet.

  • Ingrédients : Féta émiettée, olives noires, tomates, concombre libanais et pois chiches.
  • Assaisonnement : Jus de citron, huile d'olive, origan, sel et poivre.


La salade de poivrons jaunes et rouges est un classique de l'été, à la fois douce, colorée et gorgée de soleil.

Voici deux façons simples et rapides de la préparer selon vos préférences :

Version 1 : Fondante et marinée (Poivrons grillés)

Cette méthode libère tout le sucre naturel des poivrons et les rend extrêmement digestes.  

  • Préparation : Placez 1 poivron rouge et 1 poivron jaune entiers sous le gril de votre four (ou au air fryer) pendant environ 15 à 20 minutes. La peau doit cloquer et noircir. 
  • Astuce épluchage : Enfermez-les chauds dans un sac congélation ou sous un torchon pendant 10 minutes. La peau s'enlèvera ensuite toute seule.
  • L'assemblage : Coupez la chair en lanières. Ajoutez une gousse d'ail hachée, des olives noires et quelques feuilles de basilic frais.
  • Sauce : Un généreux filet d'huile d'olive extra-vierge, un trait de vinaigre balsamique, du sel et du poivre. Laissez mariner au frais avant de servir.

Version 2 : Croquante et express (Poivrons crus)

Idéale si vous manquez de temps et recherchez un maximum de fraîcheur et de vitamines.

  • La découpe : Lavez et épépinez 1 poivron rouge et 1 poivron jaune. Emincez-les en très fines lanières ou en petits dés réguliers.
  • L'accompagnement : Mélangez-les dans un saladier avec 100g de feta émiettée, un demi-oignon rouge émincé et une poignée de pignons de pin torréfiés.
  • Sauce : Pressez le jus d'un demi-citron jaune, ajoutez 3 cuillères à soupe d'huile d'olive, du sel, du poivre et un peu de persil plat haché.

 

Et voilà, Bon appétit


COQUILLES DE POISSON


La coquille de poisson est une entrée ou un plat classique de la gastronomie française. Il s'agit d'un mélange de poisson blanc (cabillauds, daurades ou des restes de poisson), de crevettes et de champignons, nappé d'une sauce onctueuse (béchamel ou crème), dressé dans une coquille (ou un ramequin), recouvert de fromage et gratiné au four.


L'origine de la coquille de poisson gratinée est intimement liée aux régions côtières françaises (notamment la Normandie et la Bretagne) et à l'histoire de la Coquille Saint-Jacques.

Une tradition née chez les pêcheurs
À l'origine, ce plat découle d'une cuisine de pêcheurs. Ces derniers cherchaient un moyen savoureux et réconfortant d'accommoder les poissons invendus ou les restes de leurs prises du jour. Les morceaux de poisson étaient alors pochés, liés avec une sauce crémeuse locale et cuits directement dans de vraies coquilles Saint-Jacques vides, qui servaient de récipients naturels et gratuits.

L'évolution vers la haute gastronomie
Au fil des décennies, cette préparation populaire s'est raffinée :
  • L'apport de la cuisine bourgeoise : La recette simple s'est enrichie d'une sauce veloutée ou d'une béchamel travaillée au fumet de poisson et au vin blanc.
  • L'essor des années 1950 et 1960 : La coquille de poisson gratinée est devenue le plat phare des repas de fête, des banquets de mariage et des dimanches en famille. Elle incarnait l'entrée élégante et accessible par excellence.
Pourquoi la forme d'une coquille ?
Le nom et le visuel du plat rendent hommage à la reine des mers : la coquille Saint-Jacques. Son nom provient du Moyen-Âge, époque où les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle utilisaient ces coquillages ramassés sur les plages pour boire, manger ou mendier. Le contenant est ainsi resté indissociable de la recette, même lorsque l'on utilise aujourd'hui des ramequins en porcelaine.
Les variantes régionales de la coquille de poisson s'adaptent aux terroirs français en modifiant les alcools de déglaçage, les poissons locaux ou l'épaisseur de la crème.
La Normande (au cidre)
En Normandie, le vin blanc de la sauce est remplacé par du cidre brut local. La sauce intègre de la crème fraîche épaisse d'Isigny et parfois une touche de Calvados. Les champignons de Paris restent indispensables et l'ensemble offre une saveur plus douce et fruitée, particulièrement adaptée si l'on y glisse de grosses noix de Saint-Jacques de la Baie de Seine.
 
La Bretonne (iodée)
La version bretonne mise à fond sur les produits de l'océan et la simplicité. Le poisson blanc s'accompagne généreusement de moules décoquillées et de petites crevettes grises. La sauce est un velouté très classique au vin blanc sec, liée avec un beurre demi-sel. On privilégie une finition gratinée à la chapelure plutôt qu'au fromage pour préserver le goût iodé du large.
 
La version "Aurore" (Sud/Atlantique)
Cette déclinaison ajoute une cuillère de concentré de tomate directement dans la sauce blanche ou la béchamel. Cela donne au plat une couleur rosée et une légère acidité. Souvent enrichie d'un filet de Cognac ou d'Armagnac pour le déglaçage, cette variante est courante dans le Sud-Ouest.
 
La Charentaise (aux poireaux)
Très proche de la version mise en avant par Cyril Lignac, cette variante intègre un lit de fondue de poireaux au beurre disposé au fond de la coquille avant d'ajouter le poisson. Le mariage du poireau et du poisson blanc apporte du moelleux et une note végétale fine.
 
  
Idées d'accompagnement
Ce plat riche et gourmand se marie très bien avec :
  • Un riz basmati ou sauvage.
  • Une salade verte croquante pour apporter de la fraîcheur.
  • Une fondue de poireaux déposée au fond de la coquille avant d'ajouter le poisson.
 
INGRÉDIENTS
440 g de filet de cabillaud
1 poireau
2 carottes
1 oignon
150 g de champignons de Paris
45 g de beurre
45 g de farine de blé
50 cl de lait
12 cl de vin blanc
40g de chapelure
 
PRÉPARATION
1. Épluchez et ciselez l'oignon. Laver vos légumes puis émincez le poireau et les champignons. Coupez la carotte en rondelles.
2. Dans une sauteuse, faites revenir quelques minutes l'oignon, le poireau, les champignons et la carotte. Salez, poivrez. Couvrez pendant 5 minutes. Pendant ce temps, coupez le poisson en morceaux, en veillant à ôter les grosses arrêtes. Ajoutez-les morceaux aux légumes.
3. Après quelques minutes, le poisson est cuit, la chair se sépare. Transvasez la préparation dans un saladier. Préparez la béchamel. Mettez le beurre dans la sauteuse lorsqu'il a fondu, ajoutez la farine. Mélangez quelques minutes puis versez les liquides petit à petit. Commencez par le vin blanc, puis le lait. Salez, poivrez et mélangez à nouveau.
4. Ajoutez les légumes et le poisson à la sauce. Mélangez bien pour incorporez le jus des légumes et du poisson.
5. Garnir les coquilles. Saupoudrez de chapelure et enfournez 10 minutes à 200°C.
6. Servez et dégustez !

MOULES À LA N’DUJA

Pour entrer un peu dans l’été, je vous propose une petite recette d’apéro façon tapas, à la fois simple et pleine de caractère : des moules espagnoles généreuses accompagnées de N’duja, une saucisse épicée calabraise qui apporte toute sa puissance et sa gourmandise.


J’utilise ici des moules espagnoles pour leur beau calibre, parfait pour accueillir la sauce. Si vous n’avez pas de N’duja, pas de panique : vous pouvez la remplacer par de la soubressade ou même du chorizo coupé en petits dés.
Comme c’est une recette apéritive, je compte environ cinq coquillages par personne, mais libre à vous d’en prévoir davantage si vous souhaitez en faire une vraie entrée.
 
Ingrédients
Moules espagnoles

Pour les moules

25 moules espagnoles de gros calibre
1/2 branche de céleri
1/2 oignon
1/2 carotte
1 dl de vin blanc
 
N’duja calabraise

Pour la sauce à la N’duja

2 gousses d’ail
2 cc de zestes de citron
40 g de N’duja
4 cs de jus de cuisson des moules
 
Finitions
Quelques feuilles de persil plat
 
Préparer les moules
Nettoyez soigneusement les coquilles à l’aide d’un petit couteau.
Taillez le céleri, l’oignon et la carotte en brunoise (tout petits dés).
Faites chauffer un peu d’huile d’olive dans une grande casserole à feu moyen-doux et faites-y revenir les légumes 2-3 minutes.
Ajoutez les moules et le vin blanc, couvrez et laissez cuire 10 à 15 minutes, en mélangeant 2 ou 3 fois, jusqu’à ce que toutes les moules soient ouvertes.
Réservez-les à couvert et conservez le jus de cuisson.
 
Réaliser la sauce à la N’duja
Émincez l’ail et placez-le dans une poêle avec 2 cs d’huile d’olive, les zestes de citron et la N’duja.
Faites chauffer à feu doux jusqu’à ce que la saucisse soit fondue (environ 10 minutes).
Ajoutez 4 cs de jus de cuisson des moules pour détendre la sauce.
 
Dresser les moules
Décoquillez les moules en conservant uniquement la demi-coquille où elles sont attachées.
Détachez délicatement le muscle avec un petit couteau pour les rendre plus faciles à manger.
Disposez les moules en demi-coquille sur une assiette de présentation, nappez-les de sauce à la N’duja et parsemez de persil frais.
 
Bonne dégustation !
 
Accord boisson

Ces moules épicées s’accordent parfaitement avec un cocktail au caractère bien marqué, comme un Negroni :
2 cl de gin
2 cl de Campari
2 cl de vermouth rouge
Mélangez dans un verre mélangeur rempli de glace, puis servez dans un verre old-fashioned avec des glaçons et une demi-rondelle d’orange.

ASPICS AUX OEUFS ET AU JAMBON


Pour une entrée fraiche et toujours appréciée, je te propose un aspic aux œufs et au jambon à faire maison, de A à Z. Tu vas voir, c’est ultra satisfaisant et pas bien compliqué à faire.
L’aspic, c’était une entrée très à la mode dans les années 50 et totalement oubliée aujourd’hui. 


On ne les trouve plus que chez les traiteurs et c’est bien dommage parce que c’est assez simple à réaliser.
Ici je te le propose aux œufs et au jambon avec une gelée plus ou moins maison mais tu peux parfaitement utiliser une gelée au madère en sachet pour encore plus de simplicité.


Ingrédients
6 œufs frais
2 tranches de jambon
50 cl bouillon de volaille bio
7 feuilles de gélatine
 
Instructions
 Faire cuire les œufs 7 mn à l'eau bouillante puis les écaler
Mettez à tremper les feuilles de gélatine dans un récipient d'eau froide pendant quelques minutes
Faites chauffer le bouillon de volaille
Pressez les feuilles de gélatine molles entre vos doigts puis à l'aide d'un fouet puis plongez les dans le bouillon et mélangez avec un fouet jusqu'à dissolution complète.
Versez un petit fond de gelée dans chaque récipient et placez au frigo 30 mn
Coupez les tranches de jambon en 3 longueurs
Dans chaque récipient, posez un œuf et enroulez-le de jambon
Remplissez de gelée puis placez à nouveau au frais pour 3 heures au moins
 
Notes
Vous pouvez utiliser de la gelée instantanée au madère à la place du bouillon et des feuilles de gélatine.

mercredi 10 juin 2026

POULET TOSCAN FONDANT AUX OLIVES, VIN ET ROMARIN


Le poulet toscan fondant aux olives, vin et romarin est un plat mijoté réconfortant. Les morceaux de poulet (idéalement des cuisses avec os) y cuisent lentement dans un mélange de vin blanc et de bouillon avec des olives et des herbes, jusqu'à ce que la viande se détache à la fourchette.


L'origine de cette recette s'enracine dans la tradition culinaire rurale de la Toscane, en Italie, et dérive directement du célèbre Pollo alla cacciatora (poulet façon chasseur). 

Une origine paysanne et "pauvre"

Historiquement, ce plat appartient à la cucina povera (la cuisine paysanne ou "pauvre"). Les familles d'agriculteurs toscans préparaient la volaille de leur propre basse-cour en utilisant uniquement les ingrédients disponibles autour de la maison :

  • Les herbes du jardin, principalement le romarin (ramerino en dialecte toscan) et la sauge.
  • Le vin blanc ou rouge issu du vignoble familial pour attendrir la viande.
  • Les olives locales ajoutées en fin de cuisson pour enrichir la sauce.

 Pourquoi "façon chasseur" ?

Le terme alla cacciatora provient de l'utilisation historique de l'ail et du romarin, qui étaient les herbes sauvages ramassées par les chasseurs pour cuire et parfumer immédiatement le gibier à plumes ou le lapin sur le lieu de la chasse. Les paysans ont ensuite appliqué cette méthode aromatique simple et robuste à leurs poulets élevés à la ferme.

 Une recette plus ancienne que la tomate

La version au vin blanc, romarin et olives est considérée comme l'une des variantes les plus anciennes et traditionnelles. Elle existait en Toscane bien avant l'introduction et la popularisation de la tomate dans la cuisine italienne au XVIIIe siècle. Aujourd'hui encore, chaque famille toscane possède sa propre version de ce mijoté réconfortant. 

Ingrédients

  • 4 cuisses de poulet (ou hauts de cuisses avec os)
  • 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
  • 1 verre de vin blanc sec
  • 1 verre de bouillon de poulet
  • 1 belle poignée d'olives vertes et noires (dénoyautées)
  • 1 branche de romarin frais
  • 2 oignons ou échalotes émincés
  • Sel et poivre du moulin

Préparation

1.   Faire dorer : Dans une grande cocotte ou une sauteuse, chauffer l'huile d'olive et faire dorer le poulet sur toutes les faces. Saler (légèrement) et poivrer.

2.   S'assurer du fondant : Retirer le poulet et faire suer les oignons dans la même poêle. Déglacer avec le vin blanc en grattant les sucs. Remettre le poulet, ajouter le bouillon de poulet, le romarin et les olives.

3.   Mijoter : Couvrir et laisser mijoter à feu doux pendant environ 35 à 45 minutes. Le poulet doit être très tendre (se défaire à la fourchette) et la sauce légèrement réduite.

4.   Service : Servir bien chaud, accompagné de pâtes fraîches au beurre ou d'une purée de pommes de terre pour absorber la sauce savoureuse.

 


BISTEK TAGALOG


Le bistek tagalog est l'un des plats les plus célèbres des Philippines. Son nom vient de l'espagnol « bistek », qui signifie bifteck, et de la langue tagalog, le tagalog. C'est un plat simple mais extrêmement savoureux, où les lamelles de bœuf marinées sont à l'honneur.


Pour le préparer, de fines tranches de steak sont marinées dans un mélange savoureux de sauce soja et d'agrumes, puis saisies à la poêle et mijotées dans un bouillon de bœuf assaisonné de sauce soja, d'agrumes et d'ail. Le bœuf est servi sur du riz blanc et garni d'épaisses rondelles d'oignon dorées pour apporter du croquant.
 
À première vue, le bistek tagalog peut ressembler au gyudon japonais. Cependant, la différence de saveur est notable : le gyudon mijote dans une sauce dashi aigre-douce, tandis que le bistek, plus proche d'un ragoût, est plus acidulé grâce à sa marinade et sa sauce soja-agrumes.

Ingrédients 

  • Bœuf – J’ai utilisé une  entrecôte finement tranchée , mais la bavette et le flanchet conviennent également. On peut aussi utiliser des côtelettes de porc fines ou des filets de poulet désossés et sans peau.
  • Sauce soja – Une bonne quantité de sauce soja classique est nécessaire pour la marinade et la sauce. Elle apporte des saveurs salées et umami bien équilibrées et contribue à attendrir la viande. Vous pouvez utiliser du tamari si vous souhaitez une option sans gluten.
  • Agrumes — Utilisez du jus de citron ou de citron vert dans la marinade et la sauce. Si vous trouvez du calamansi (citron vert philippin), utilisez-le pour une version authentique de ce plat philippin.
  • Ail – Je recommande d’utiliser des gousses d’ail fraîches, et non de l’ail en poudre ou en granulés.
  • Sucre — Une petite quantité de sucre blanc équilibre l'acidité de la marinade et de la sauce ; le sucre brun, le sucre de canne et le sucre de coco peuvent être de bons substituts.
  • Oignons – Les rondelles d'oignon grillées qui garnissent le dessus sont un élément incontournable du bistek tagalog. J'ai utilisé des oignons doux, mais les oignons jaunes ou rouges conviennent également.
  • Bouillon – Le bouillon de bœuf sert de base à la sauce. L'eau convient également.
  • Huile – J’aime utiliser de l’huile d’avocat pour saisir le steak et les oignons, mais n’importe quelle huile au goût neutre et à point de fumée élevé convient. 
  • Sauce – J'ai utilisé une simple sauce à base de fécule de maïs pour épaissir la sauce et lui permettre d'adhérer à chaque tranche de steak.

Pour le steak :

  • 1,5 k de faux-filet, de bavette ou de flanchet tranchement de finition
  • 1/2 tasse de sauce soja
  • 1/3 de tasse de jus de citron ou de citron vert, ou les deux
  • 4 gousses d'ail finement hachées
  • 2 cuillères à café de sucre
  • ¾ cuillère à café de poivre moulu
  • 2 petits oignons doux de taille moyenne, pelés et coupés en tranches épaisses (sans séparer les rondelles) .
  • huile d'avocat pour saisir

Pour la sauce :

  • 2 gousses d'ail finement hachées
  • ¼ tasse de sauce soja
  • Jus d'1 citron, environ 3 cuillères à soupe
  • 1 cuillère à café de sucre
  • ¼ de cuillère à café de poivre moulu
  • 1 ½ tasse de bouillon de bœuf, on peut le remplacer par de l'eau.
  • 3 cuillères à soupe de suspension, facultatif
  • Riz au jasmin cuit , facultatif 

Comment faire du tagalog philippin bistek

Préparation de la marinade : Je commence par mélanger les tranches de steak avec de la sauce soja, du citron, de l’ail, du sucre et du poivre noir dans un grand saladier. Je couvre le saladier et le place au réfrigérateur pour laisser mariner le steak toute la nuit. 

Égouttez le steak : au moment de la cuisson, je le place dans une passoire posée sur un grand saladier. Je laisse égoutter le maximum de marinade, car je l’utiliserai plus tard pour la sauce.

Faire revenir les oignons : je fais chauffer une grande poêle à feu moyen-vif avec juste assez d’huile pour en couvrir le fond. Dès que l’huile commence à fumer, je dépose les rondelles d’oignon entières dans la poêle et je les laisse cuire jusqu’à ce qu’elles soient dorées d’un côté. Je les retire et je les réserve.

Saisir le steak : Je place les tranches de steak marinées dans la poêle désormais vide et les saisis d’un seul côté. Je les transfère dans une assiette, puis je répète l’opération avec le reste du steak.


Faire revenir l'ail : je baisse le feu, j'ajoute de l'huile dans la même poêle, j'y incorpore l'ail et je fais cuire jusqu'à ce qu'il soit parfumé. 


Laissez mijoter la sauce : Versez ensuite la marinade réservée, le bouillon de bœuf, la sauce soja, le jus de citron, le sucre et le poivre noir dans la poêle. Portez la sauce à ébullition à feu vif et laissez-la mijoter 2 à 3 minutes.


Épaissir la sauce : Pendant l’ébullition, je délaye rapidement la fécule de maïs dans de l’eau pour obtenir une pâte. J’incorpore ensuite une cuillère à soupe de cette pâte à la sauce, en remuant constamment, jusqu’à ce qu’elle épaississe.


Mélangez le tout : je remets le steak et les oignons saisis dans la poêle et les incorpore délicatement à la sauce. Une fois bien enrobés et chauds, je sers le bœuf, les oignons et la sauce sur du riz jasmin cuit.


Conseils et notes du chef

Le bistek tagalog étant avant tout un plat de bœuf, le secret de sa réussite réside dans le choix d'une pièce de viande bien persillée, bien découpée, marinée avec soin et saisie rapidement dans une grande poêle en acier au carbone ou en fonte (20 à 30 secondes par face suffisent). La maîtrise des techniques est essentielle, alors suivez attentivement la recette !

  • Congelez le bœuf : je mets le steak au congélateur pendant environ 30 minutes pour le raffermir. Cela facilite grandement la découpe en tranches fines et régulières.
  • Tranchez-la perpendiculairement aux fibres : repérez le sens des fibres musculaires de la viande, ce sont les lignes de « grain ». Tranchez perpendiculairement à ces lignes pour raccourcir les fibres et obtenir des tranches plus tendres après cuisson.
  • Laissez mariner toute la nuit pour un résultat optimal : si vous êtes pressé, une heure de marinade suffit pour bien imprégner la viande de saveurs. Cependant, je préfère la laisser mariner 24 heures pour une viande incroyablement tendre et savoureuse.
  • Des rondelles d'oignon épaisses sont indispensables : des rondelles de 6 à 80 mm d'épaisseur (13 pouces) conservent mieux leur forme à la cuisson que des rondelles plus fines. N'oubliez pas que les oignons croquants sont un élément essentiel des recettes traditionnelles de bistek.
  • Écumer : Je préfère écumer et jeter les impuretés de bœuf qui flottent à la surface pour obtenir une sauce plus brillante, mais cette étape est facultative.

Suggestions de présentation 

Pour que mon bœuf Bistek Tagalog reste le plus authentique possible, j'aime le servir sur un lit de riz blanc vapeur ou de riz au lait de coco, garni d'oignons. Le plat est déjà bien copieux ainsi , mais lorsque je reçois beaucoup de monde, j'accompagne le bœuf et le riz de  brocolis à l'ail  pour une touche de fraîcheur.





mardi 9 juin 2026

SALADE D'ÉTÉ AUX LENTILLES, DATTES ET MAGRET DE CANARD FUMÉ

 


La salade d'été aux lentilles, dattes et magret de canard fumé est une entrée ou un plat léger parfait. Elle allie la fraîcheur des lentilles, la douceur sucrée des dattes et le caractère boisé du canard.


La salade d'été aux lentilles, dattes et magret de canard fumé n'est pas une recette ancestrale figée. Elle est née de la fusion contemporaine entre le terroir du Sud-Ouest de la France et la cuisine bistro-chic moderne.
Son histoire repose sur la rencontre de trois ingrédients au passé fascinant, sublimés par des artisans et des blogueurs culinaires.
Le Sud-Ouest réinventé : de la cuisson chaude à la salade d'été
Historiquement, le mariage du canard et des lentilles est un grand classique de la cuisine rustique française (comme le petit salé de canard aux lentilles). Cependant, ces plats étaient traditionnellement servis chauds en hiver.
Le magret moderne : le terme "magret" (du mot occitan magre, qui signifie maigre) désigne le filet d'un canard gras. Étonnamment, la découpe et la cuisson du magret comme un steak saignant sont récentes. Elles ont été popularisées dans les années 1960 par le chef étoilé André Daguin à Auch (Gers).
L'essor du magret fumé : la salaison et le fumage du magret ont ensuite permis d'intégrer cette viande fine dans la charcuterie française. C'est ce produit qui a ouvert la voie aux salades composées estivales, troquant le lourd confit chaud pour des tranches de magret fumé d'une grande fraîcheur.
 
 2. L'influence orientale : l'arrivée de la datte
L'ajout de dattes (comme la célèbre variété Medjool ou Deglet Nour) transforme cette salade rustique en un plat "sucré-salé" raffiné. Ce mariage s'inspire directement : De la cuisine d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, où les fruits secs (dattes, pruneaux, abricots) sont historiquement cuisinés avec les volailles.
Des bouchées apéritives festives : la tendance moderne d'enrouler une datte dans une fine tranche de bacon ou de magret fumé pour l'apéritif s'est transposée directement dans le saladier pour donner du relief aux légumineuses.
 
3. Une création portée par la cuisine "Bistro-Chic" et les marques de terroir
Le format précis de cette recette s'est popularisé au XXIe siècle à travers les blogs de cuisine, les huileries artisanales et les épiceries fines. Des institutions comme la Maison Edouard Artzner (en collaboration avec des créatrices culinaires) ou l'Huilerie Vigean ont partagé des variantes de cette assiette pour valoriser les Lentilles vertes du Berry ou du Puy avec des huiles nobles (comme l'huile de noix).En résumé, cette salade est le parfait exemple de la cuisine fusion moderne : elle respecte les bases saines du terroir français (les lentilles et le canard) tout en y injectant une touche d'exotisme et de légèreté propre aux déjeuners d'été d'aujourd'hui. 

 
Ingrédients (pour 4 personnes)
200 g de lentilles vertes du Berry ou du Puy
90 g de tranches de magret de canard fumé8 dattes dénoyautées (variété Medjool de préférence)
1 poignée de flageolets écossés (ou de courgettes en dés pour le croquant d'été)
1 échalote finement hachée
1 pomme Granny Smith (facultatif, pour l'acidité)
Pour la vinaigrette :
3 c. à soupe d'huile de noix ou d'olive
1 c. à soupe de vinaigre balsamique
1 c. à café de moutarde à l'ancienne
Sel et poivre du moulin
 
Étapes de préparation
Cuisson des lentilles : rincez les lentilles. Plongez-les dans une casserole d'eau froide sans sel avec une feuille de laurier. Faites cuire pendant 20 à 25 minutes. Ne salez qu'en fin de cuisson pour éviter que la peau ne durcisse. Égouttez et laissez tiédir.
Découpe des fruits : coupez les dattes en quatre dans le sens de la longueur. Si vous utilisez une pomme, taillez-la en fins bâtonnets ou petits dés.
Préparation du canard :
Retirez l'excès de gras de la moitié des tranches de magret fumé et coupez-les en morceaux.
Gardez les plus belles tranches entières pour le dressage final.
Vous pouvez aussi enrouler des morceaux de dattes directement dans des tranches de magret.
 
La vinaigrette : dans un grand saladier, émulsionnez la moutarde, le vinaigre, le sel, le poivre et l'huile de noix. Ajoutez l'échalote ciselée.
 
Mélange : versez les lentilles tièdes, les flageolets (ou dés de courgettes), les dattes, la pomme et les morceaux de magret dans le saladier.
Mélangez délicatement pour enrober les ingrédients de sauce.
 
Dressage et variantes
Service : servez cette salade à température ambiante ou légèrement rafraîchie. Répartissez-la dans des assiettes creuses et déposez les tranches de magret entières restantes sur le dessus.
La touche en plus : parsemez de quelques cubes de citron confit ou de cerneaux de noix torréfiés pour intensifier les contrastes de textures.

SALADE DE POIVRON ROUGE ET JAUNE

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