Pour
certains il est une tradition que beaucoup ignorent : manger impérativement de
la tête de veau le 21 janvier ! À
l’origine pour célébrer la décapitation de Louis XVI sur la place de la
révolution en 1793. La
tradition remonte à 1794 quand le citoyen Romeau proposa pour remplacer les
fêtes religieuses d’organiser chaque 21 janvier des banquets servant de la tête
de cochon. Mais dès
1848 la tête de veau prévaudra sous l’influence anglaise du banquet célébrant
le 30 janvier la décollation du roi Charles 1er en 1649. Entière
et pochée agrémentée d'une sauce gribiche (jaune d'œuf écrasé, blanc d'œuf en
morceaux, moutarde, huile pour lier le tout, câpres ou cornichon). C'est ainsi
que Jacques Chirac s'en régalait jusqu'à faire de ce plat son emblème et à s'en
faire servir partout où il voyageait (jusqu'à l'écœurement). D'autres
recettes prévoient que la tête de veau doit être roulée accompagnée d'une sauce
ravigote (vinaigrette aux herbes et câpres).
Un grand
classique de la cuisine française, la célèbre tête de veau et sa sauce Gribiche
maison ! Un incontournable de notre gastronomie.
La tête de veau est préparée à partir de la tête entière du veau, qui est cuite longuement dans un bouillon aromatisé avec des légumes et des épices. Après la cuisson, la tête est souvent servie avec divers accompagnements comme des légumes de saison, des pommes de terre vapeur ou un bon gratin.
La tête de veau
peut être présentée de différentes manières : en tranche, en morceaux, même
reconstituée, ou encore roulée. Le plat
est traditionnellement servi avec une bonne sauce gribiche La tête
de veau est un plat ancien qui remonte à plusieurs siècles. Elle était souvent
préparée lors de fêtes et de célébrations en raison de la complexité de sa
préparation et de la taille du plat. Elle a également une signification
symbolique en France, notamment lors des célébrations du 21 janvier, date
anniversaire de l’exécution de Louis XVI. Les monarchistes français célèbrent
cette journée en consommant de la tête de veau, une tradition remontant à
l’époque où cette viande était considérée comme un plat royal.
INGRÉDIENTS pour 4 PERSONNES La tête de
veau 1/2 tête de veau roulée 1 langue de veau 1 cervelle de veau 1 carotte 1 oignon paille 2 clous de girofle 1 bouquet garni Le jus de 3 citrons 200 g de farine La sauce
ravigote 2 œufs 1/4 botte de persil plat 1/4 botte de ciboulette 1/4 botte de cerfeuil 2 échalotes 50 g de câpres 30 g de moutarde à l’ancienne 30 cl d’huile de pépins de raisin 10 cl de vinaigre de vieux vin 50 g de cervelle pochée Sel Poivre PRÉPARATION : Étape 1 : La tête de veau Mettez la tête
roulée, la langue et la cervelle à dégorger dans un bain d’eau glacée pendant 1
journée. Lavez et épluchez la carotte, puis piquez l’oignon avec les clous de
girofle. Dans une grande cocotte, mettez la farine, détendez-la avec un peu
d’eau et ajoutez la carotte, l’oignon, le bouquet garni, les viandes et le jus
de citron. Couvrez d’eau à hauteur. Portez à ébullition et laissez cuire à feu
doux pendant 1 h 30 en écumant régulièrement. Au terme de la cuisson, récupérez
les pièces de viande, puis détaillez-les en quatre et réservez. Étape 2 : La sauce ravigote Faites cuire
les œufs 10 min dans de l’eau bouillante. Lavez, triez et ciselez toutes les
herbes. Lavez et émincez\ les échalotes, hachez les câpres et la cervelle, puis
écrasez les œufs durs à la fourchette. Dans un saladier, ajoutez la moutarde et
montez-la à l’huile de pépins de raisin, ajoutez le vinaigre de vin. Ajoutez
ensuite toutes les herbes, les œufs, les câpres et la cervelle pochée. Finissez
d’assaisonner la sauce en ajoutant une pointe de vinaigre, une pincée de sel et
un tour de poivre du moulin. Étape 3 : Dressage et finition Faites
chauffer avec un peu de bouillon toutes les parties de la tête de veau.
Disposez-les dans une assiette et saucez généreusement. Servez le reste de la
sauce à part.
Conseils du sommelier Un Mercurey
1er cru blanc (Bourgogne) ou un Rully 1er cru rouge (Bourgogne).
Les œufs sont devenus très tendances ces dernières années ! Il faut dire que c'est simple et c'est bon. J'ai donc été faire un tour à la Rôtisserie de la Tour d'Argent pour demander au chef les secrets de fabrication de sa recette d'œufs mayo couronnés champion du monde ... rien que ça.
Croyez-moi, pour les avoir goûté, ils sont très bons. Alors suivez bien ces astuces pour les réussir à la maison.
Quant aux produits utilisés :
Les oeufs sont bio et proviennent de la Ferme du Pignon blanc, située à Corbreuse (91) L'huile de tournesol avec ses saveurs vraiment si particulières est produite également par la Ferme du Pignon blanc Les pommes de terre utilisées sont de variété Agria
Il n'existe pas un
championnat du monde unique et officiel pour l'œuf mimosa, mais deux événements
majeurs se distinguent, l'un humoristique et l'un plus gastronomique souvent
confondu avec l'œuf mayonnaise.
Le Championnat du
Monde de l'Œuf Mimosa (Sète)
Cet événement,
organisé à Sète dans l'Hérault, est une compétition conviviale
et un brin décalée qui se tient chaque année en mai.
Le Tenant du Titre (2025) : Le titre de
"Champion du Monde de l'œuf mimosa le plus beau" a été remporté
par Pascal, un afficheur de métier et cuisinier passionné,
pour ses œufs baptisés "Calimero".
L'événement : Organisé
par l'association "Les Amis de l'œuf mimosa", ce mondial
confidentiel réunit une douzaine de participants jugés sur le goût, le
visuel et l'originalité de leur recette.
La Confusion avec
l'Œuf Mayonnaise (ASOM)
Beaucoup de recherches
sur les "champions du monde d'œufs" renvoient en réalité vers
le Championnat du monde de l'œuf mayonnaise, organisé par l'ASOM
(Association de Sauvegarde de l'Œuf Mayonnaise), qui est très médiatisé.
Champion 2025 : Mathieu Renucci (restaurant Au
Rêve à Paris), sacré le 17 novembre 2025.
Championne 2024 : Maëlle Jambou (restaurant Le
Gric à Orléans).
Ancien Lauréat
(2022) : Sébastien Devos (restaurant La Rôtisserie d'Argent à
Paris).
Secret de champion :
La Cuisson
Que ce soit pour le
mimosa ou la mayonnaise, le secret des champions réside souvent dans la
précision de la cuisson. Pour le titre 2024 de l'œuf mayonnaise, le chef Maxime
Plateau préconisait une cuisson exacte de 8 minutes et 39 secondes pour
obtenir un jaune parfaitement crémeux.
Il n'y a rien de tel
qu'une mayonnaise maison inratable pour transformer un simple
œuf dur en plat de compétition.
Voici la technique
pour une texture ferme et un goût équilibré, digne des concours :
1. La recette de base
(Type "ASOM")
1 jaune d’œuf (à température ambiante,
c'est crucial).
1 cuillère à soupe de moutarde
forte (pour
le peps et l'émulsion).
20 cl d'huile neutre (pépin de raisin ou
tournesol) + 5 cl d'huile d'olive pour le goût.
1 cuillère à café de vinaigre
de vin ou
de Xérès.
Sel et poivre du moulin.
2. Le secret du
"Champion"
Pour obtenir cette
onctuosité qui tient au corps sans être lourde :
Le mélange initial : Battez le jaune, la
moutarde, le sel et le poivre avant de mettre l'huile. L'assaisonnement
doit être dissous.
Le filet d'huile : Versez l'huile très
lentement au début, goutte à goutte, tout en fouettant énergiquement.
Le coup de fouet final : Une fois la mayonnaise
montée, ajoutez le vinaigre. Cela va "blanchir"
la sauce et stabiliser l'émulsion.
3.
Astuces pour le Mimosa parfait
L'œuf "8 min 40" : Pour un jaune pas trop
sec (qui s'écrase mieux avec la mayo), visez une cuisson de 8 minutes et
40 secondes exactement, puis choc thermique immédiat dans de la glace.
Le tamis : Pour l'effet
"mimosa" (les petits grains jaunes), ne vous contentez pas d'une
fourchette. Passez le jaune d'œuf à travers une passoire fine ou
un tamis pour obtenir une poudre ultra-légère.
Pour transformer tes œufs mimosa en plat de "chef", voici trois
variantes d'assaisonnements qui changent tout :
1. La version "Fraîcheur" (Estragon & Citron)
C'est la plus élégante, proche de ce qu'on sert dans les grands bistrots
parisiens.
Le secret : Ajoute des feuilles d'estragon
frais ciselées très finement et quelques zestes de citron
jaune à ta farce.
Le petit plus : Une pointe de piment
d'Espelette pour la couleur et la chaleur douce.
2. La version "Peps" (Câpres & Cornichons)
Inspirée de la sauce tartare, elle apporte du croquant et de l'acidité.
Le secret : Hache menu des cornichons et
des câpres. Mélange-les à la mayonnaise avec un peu d'aneth.
Le petit plus : Remplace le vinaigre de
la mayonnaise par le jus des cornichons pour renforcer le
goût.
3. La version "Luxe" (Truffe & Ciboulette)
Pour une occasion spéciale, c'est l'association gagnante.
Le secret : Utilise une huile
de truffe de qualité pour monter ta mayonnaise (ou mélange 1/4
d'huile de truffe avec 3/4 d'huile neutre).
Le petit plus : Décore avec de longs
brins de ciboulette et, si tu en as, quelques brisures de
truffe noire sur le dessus.
Le geste technique final
Pour un dressage digne d'un concours, n'utilise pas de cuillère : mets ta
farce dans une poche à douille (douille cannelée). Le
rendu sera net, pro et bien plus appétissant !
Cette recette est dédiée à mon Ami et Frère de
cœur le Chef Michel Maloisseau En souvenir d'une soirée "Taste Vin" à l'Alliance
française de Chicago
La matelote de lotte au
vin rouge, préparée "à la bordelaise", est une variante noble de la
traditionnelle matelote de poissons d'eau douce. Ce plat marie la fermeté de la
lotte à une sauce onctueuse et réduite à base de vin rouge (typiquement un
Bordeaux comme un Médoc), d'échalotes et de petits oignons.
Ingrédients clés Poisson : Filets de
lotte (baudroie) coupés en gros cubes. Base de la sauce : Un
vin rouge corsé (Bordeaux), des échalotes ciselées, du beurre et parfois un peu
de fond de veau pour la liaison. Garniture classique :
Petits oignons grelots, champignons de Paris et parfois des croûtons aillés. Étapes de préparation Marquage du poisson :
Faites raidir les morceaux de lotte dans un mélange de beurre et d'huile à feu
vif pour qu'ils soient bien dorés, puis réservez. Réduction de la sauce :
Faites revenir les échalotes sans coloration. Mouillez avec le vin rouge et
laissez réduire de moitié pour concentrer les arômes et éliminer l'acidité. Liaison : Liez la sauce
avec un beurre manié (mélange beurre-farine) ou en la montant au beurre froid
pour obtenir une texture nappante et brillante. Cuisson finale :
Remettez la lotte dans la sauce et laissez mijoter doucement pendant environ 10
minutes. La lotte ne doit pas bouillir trop fort pour rester tendre. Accords et service Accompagnement : Ce
plat est idéalement servi avec des pommes de terre vapeur, un écrasé de pommes
de terre ou des tagliatelles fraîches qui absorbent bien la sauce. Vin : Pour une harmonie
parfaite, servez le même vin rouge que celui utilisé pour la cuisson, de
préférence un vin souple et peu tannique comme un Pinot Noir ou un Bordeaux
évolué pour éviter toute amertume métallique avec le poisson.
Voici les proportions
idéales pour régaler 4 personnes avec cette recette :
Ingrédients
Lotte : 1,2 kg de filet de lotte
(paré et coupé en gros cubes).
Vin : 75 cl de vin rouge (un
Bordeaux type Pessac-Léognan ou un Médoc peu
tannique est parfait).
Garniture : 200 g de champignons de
Paris, 150 g de petits oignons grelots, 2 échalotes.
Liaison : 40 g de beurre + 20 g de
farine (beurre manié).
Aromates : 1 bouquet garni, un peu
de persil plat, sel et poivre du moulin.
Le choix du vin
(Secret de réussite)
Pour la sauce, évitez
les vins trop jeunes et agressifs en tanins qui pourraient donner un goût
métallique au poisson. Un vin fruité et rond est préférable.
Option classique : Un Bordeaux (Graves ou
Merlot dominant).
Option alternative : Un Pinot Noir d'Alsace ou
de Bourgogne, dont la finesse souligne délicatement la chair serrée de la
lotte.
Astuce de chef
Pour une sauce
ultra-brillante, ajoutez un carré de chocolat noir (70%
minimum) en fin de réduction. Cela casse l'acidité du vin et donne une couleur
profonde magnifique, sans pour autant donner le goût de chocolat.
Le glaçage (ou cuisson
"à blanc") permet d'obtenir des oignons fondants à cœur avec une
pellicule brillante et appétissante.
La technique pour 150g
d'oignons grelots
Préparation : Placez les oignons
épluchés dans une sauteuse, bien à plat (ils ne doivent pas se
chevaucher).
Mouillage : Ajoutez de l'eau à
mi-hauteur des oignons (environ 10 cl).
Assaisonnement : Ajoutez une belle noix de
beurre (20g), une pincée de sel et une cuillère à café de sucre.
Cuisson : Recouvrez avec un disque
de papier sulfurisé percé d'un petit trou au centre (la
"cheminée"). Laissez cuire à feu moyen jusqu'à évaporation
complète de l'eau.
Finition : Dès que l'eau a disparu,
ôtez le papier. Les oignons vont commencer à rouler dans le mélange
beurre/sucre restant. Secouez la poêle pour les enrober : ils vont devenir
brillants (glacés) sans colorer.
Pour des croûtons dorés, croustillants et qui ne
s'imbibent pas instantanément de sauce, la clé est le type de pain et le mode
de cuisson.
La préparation des croûtons aillés
Le pain : Utilisez du pain rassis
(baguette ou pain de campagne). Coupez des tranches de 1 cm d'épaisseur,
puis recoupez-les en triangles ou en petits cubes réguliers.
L'ail : Épluchez une gousse
d'ail, coupez-la en deux et enlevez le germe. Frottez vigoureusement
chaque face de vos morceaux de pain avec l'ail cru.
La cuisson (au beurre) : Faites chauffer un
mélange de beurre (30g) et d'huile neutre (1 cuillère
à soupe) dans une poêle. L'huile empêche le beurre de
brûler.
Dorure : Déposez le pain dans la
poêle bien chaude. Laissez dorer environ 2 minutes par face jusqu'à
obtenir une couleur noisette.
Séchage : Égouttez les croûtons sur
du papier absorbant et salez légèrement dès la sortie de la poêle.
L'astuce "Bordelaise"
Pour un rappel subtil de la sauce, vous pouvez ajouter une branche de thym
frais dans le beurre de cuisson des croûtons. Cela parfumera
délicatement le pain.
Conseil de service : Placez les croûtons sur le dessus
de la matelote au moment de servir, ou proposez-les dans un bol à part pour
qu'ils gardent tout leur croquant sous la dent.
Voici le rétroplanning pour que tout
arrive chaud et parfait dans l'assiette
(comptez environ 45 minutes au
total) :
1. Préparation (H - 45 min)
Découpez la lotte en
cubes et épluchez les oignons grelots et les échalotes.
Préparez votre beurre
manié (mélangez 40g de beurre mou et 20g de farine à la
fourchette).
2. Lancements simultanés (H - 35 min)
Les oignons : Lancez la cuisson des
oignons grelots "à blanc" avec l'eau, le beurre et le sucre sous
leur disque de papier sulfurisé. Laissez cuire doucement
(environ 20 min).
La sauce au vin : Dans une autre casserole,
faites suer les échalotes, mouillez avec le vin rouge et
le bouquet garni. Laissez réduire de moitié à feu moyen.
3. Le poisson et les champignons (H - 15 min)
Dans une grande sauteuse,
faites dorer les morceaux de lotte 2 minutes par face
avec un peu de beurre et d'huile. Retirez-les et réservez-les
sur une assiette.
Dans la même sauteuse (sans la
laver), faites sauter les champignons coupés en quartiers
pendant 5 minutes.
4. Liaison et finalisation (H - 10 min)
Versez le vin réduit (filtré ou
non selon votre goût) sur les champignons.
Ajoutez le beurre manié par
petites noisettes en fouettant pour épaissir la sauce. Elle doit
devenir nappante.
Remettez la lotte dans cette
sauce pour finir la cuisson très doucement (5 à 8 min).
5. Les finitions (H - 5 min)
Pendant que la lotte finit de
mijoter, poêlez vos croûtons aillés.
Vérifiez vos oignons
grelots : s'ils sont cuits, retirez le papier pour les faire
briller.
6. Service (H - 0)
Servez la lotte nappée de
sauce, disposez les oignons grelots brillants par-dessus et terminez avec
les croûtons croustillants et un peu de persil frais.
L'histoire de cette recette s'inscrit dans la philosophie de Joël Robuchon : la sublimation de produits simples par une technique irréprochable et un respect absolu des saveurs originelles.
Ce terme de
rouget prête souvent à confusion car il s'applique souvent à deux familles
différentes de poissons, celle du vrai rouget, le rouget-barbet (famille
Mullus) et celle du grondin (famille Triglidés) dont un de ses membres, le
Grondin perlon est brun rouge.
Le
rouget-barbet est un
poisson d'une longueur de 15 cm en moyenne (mais il peut en atteindre 30) dont
le corps, recouvert d'écailles assez larges, passe du rose à l'orangé pour
devenir rougeâtre après sa mort. Sous sa tête dont le museau est écrasé, il
porte deux barbillons, d'où le terme "barbet" accolé au mot
"rouget".
Le
Rouget-Barbet (Mullus barbatus) est un poisson benthique très prisé en
gastronomie pour sa chair fine et son goût prononcé.
. Il est très
apprécié des connaisseurs qui le classe en haut du hit-parade du goût.
Cette recette
emblématique de Joël Robuchon, souvent présentée dans son
émission Bon Appétit Bien Sûr, sublime la finesse du rouget avec la
douceur anisée du fenouil.
L'histoire de cette recette s'inscrit dans la philosophie de Joël Robuchon : la sublimation de produits simples par une technique irréprochable et un respect absolu des saveurs originelles.
1.
Une icône de "Bon Appétit Bien Sûr"
Bien
que Robuchon soit célèbre pour sa purée de pommes de terre (créée en 1981 au
restaurant Jamin), les filets de rouget en papillote sont
devenus l'un des plats emblématiques de son émission télévisée Bon
Appétit Bien Sûr (lancée en 2000).
Objectif de
l'époque : Rendre la
grande cuisine accessible aux foyers français avec des produits du marché
et des techniques comme la papillote, qui préserve les nutriments et les
parfums sans ajout excessif de matières grasses.
2.
L'alliance terre-mer méditerranéenne
Le
choix du rouget et du fenouil n'est pas anodin. Il reflète l'influence de la
cuisine méridionale dans le répertoire de Robuchon.
Le Rouget :
Surnommé "la bécasse de mer", c'est un poisson noble apprécié
pour son goût intense et iodé.
Le Fenouil :
Son côté anisé vient contrebalancer la puissance du rouget. Dans sa
version la plus raffinée, Robuchon proposait souvent ce plat avec
une crème au safran, ajoutant une touche de luxe et de
couleur.
3.
La quête de la perfection simple
Cette
recette figure dans ses ouvrages majeurs, notamment le Grand Livre de
Cuisine de Joël Robuchon, où il documente plus de 40 ans de savoir-faire.
Pour lui, cuisiner le rouget en papillote permet d'atteindre une "cuisson
à cœur" parfaite sans dessécher la chair fragile du poisson.
Ingrédients (pour 4 personnes)
Filets de rougets : 8 à 12 pièces (selon la
taille), bien désarêtés.
Fenouil : 2 à 3 bulbes
frais.
Huile d'olive : de préférence vierge
extra.
Assaisonnement : Sel, poivre, et
éventuellement quelques graines de fenouil ou du thym pour renforcer les
arômes.
Étapes de préparation
1.Préparation du fenouil :
Émincez
finement les bulbes de fenouil.
Faites-les
revenir doucement à la poêle avec un filet d'huile d'olive jusqu'à ce qu'ils
soient tendres et légèrement confits. Pour une texture plus lisse typique du
chef, vous pouvez aussi les mixer en purée après cuisson.
2.Préparation des papillotes :
Découpez
de grands carrés de papier sulfurisé.
Déposez
un lit de fenouil au centre de chaque feuille.
3.Assemblage :
Posez
les filets de rouget assaisonnés sur le fenouil.
Ajoutez
un dernier filet d'huile d'olive.
4.Cuisson :
Fermez
les papillotes de manière bien hermétique pour emprisonner la vapeur.
Enfournez
à 180°C pendant environ 8 à 10 minutes. Le rouget
est un poisson fragile qui nécessite une cuisson douce et rapide.
Le conseil
du Chef
Pour vérifier
la cuisson sans tout ouvrir, pressez légèrement la papillote : elle doit être
gonflée par la vapeur. À la dégustation, la chair du rouget doit être nacrée et
s'effriter légèrement sous la fourchette.
Les œufs
brouillés Argenteuil sont un grand classique de la cuisine française qui se
distingue par l'utilisation d'asperges, ingrédient indissociable de
l'appellation « Argenteuil » en gastronomie. L'essentiel de
la recette Pour préparer
ce plat selon la tradition (notamment celle d'Auguste Escoffier ou d'Alain
Ducasse), voici les éléments clés : Ingrédients
principaux : Des œufs frais, du beurre, et des asperges vertes (pointes et
queues). Technique de
cuisson : Les œufs doivent être cuits lentement à feu doux ou au bain-marie
pour obtenir une texture extrêmement crémeuse et onctueuse, souvent qualifiée
de « à la française ». Le dressage «
Argenteuil » : Les queues
d'asperges sont souvent coupées en rondelles et incorporées directement aux
œufs pendant la cuisson. Les pointes
d'asperges, préalablement cuites à la vapeur ou sautées au beurre, sont
disposées sur le dessus en guise de garniture. Pourquoi «
Argenteuil » ? Historiquement,
la plaine d'Argenteuil était réputée pour sa production d'asperges blanches de
grande qualité. En cuisine classique, toute recette portant ce nom (qu'il
s'agisse d'œufs, de poulet ou de potage) signifie qu'elle est accompagnée ou
composée d'asperges. Voici comment
réussir les deux éléments clés pour un résultat digne d'un grand restaurant : 1. La cuisson
parfaite (au bain-marie) Le secret des
œufs brouillés "Argenteuil" est qu'ils ne doivent pas ressembler à
une omelette cassée, mais à une crème épaisse. La préparation
: Battez vos œufs avec une pincée de sel, mais sans trop les faire mousser. Le feu doux :
Placez un cul-de-poule (ou une casserole) au-dessus d'une casserole d'eau
frémissante (le fond ne doit pas toucher l'eau). Le mouvement :
Remuez sans arrêt avec une spatule ou un fouet. Dès que le mélange épaissit et
devient crémeux, retirez du feu. La
"liaison" : Ajoutez une noisette de beurre froid ou une cuillère de
crème liquide hors du feu pour stopper la cuisson et apporter du brillant. 2. La
préparation des asperges Pour que les
asperges soient à la fois fondantes et croquantes : Le parage :
Épluchez le bas des asperges et coupez la base fibreuse. La découpe :
Séparez les pointes (gardez-les entières, environ 4-5 cm) et coupez les tiges
en petites rondelles fines. La cuisson
rapide : Plongez-les 3 à 5 minutes dans l'eau bouillante salée. Elles doivent
rester bien vertes. L'incorporation
: Mélangez les rondelles de tiges directement dans vos œufs en fin de cuisson.
Posez les pointes délicatement sur le dessus au moment de servir. Astuce de chef
: Si vous utilisez des asperges blanches (la tradition d'Argenteuil),
épluchez-les impérativement sur toute la longueur, car leur peau est beaucoup
plus amère et coriace que celle des vertes. Pour sublimer
vos œufs brouillés Argenteuil, voici les accompagnements idéaux qui respectent
le raffinement de ce plat : 1. Les
mouillettes de brioche toastées C'est l'accord
gastronomique par excellence. Le côté beurré et légèrement sucré de la brioche
complète parfaitement l'onctuosité des œufs et la finesse de l'asperge. Ateliers et
Saveurs Ateliers et
Saveurs Préparation :
Coupez des tranches épaisses de brioche, puis taillez-les en bâtonnets
(mouillettes). Finition :
Faites-les dorer à la poêle avec une noisette de beurre pour qu'elles soient
croustillantes à l'extérieur et moelleuses à l'intérieur. 2. Le dressage
en "volutes" (style Alain Ducasse) Pour un aspect
visuel haut de gamme, suivez les conseils de l'Académie du Goût : Utilisez un
emporte-pièce pour dresser les œufs au centre de l'assiette. Disposez les
pointes d'asperges verticalement ou en étoile sur le dessus pour donner du
volume. Ajoutez
quelques copeaux de parmesan ou une pincée de piment d'Espelette pour le
contraste. 3. Autres
idées de mariages Le saumon fumé
: Quelques lanières de saumon apportent une touche saline qui se marie très
bien avec l'asperge. Une petite
salade fraîche : Une poignée de roquette ou de jeunes pousses avec une
vinaigrette légère au citron permet de casser le gras des œufs. La truffe
noire : Pour une version de luxe, râpez quelques lamelles de truffe fraîche au
dernier moment sur les œufs chauds.
Pour le pas à pas : voir la vidéo INGRÉDIENTS pour 4 PERSONNES Cuisson des asperges 20 asperges vertes moyennes Cuisson des œufs brouillés 12 œufs 80 g de beurre Sel Poivre blanc du moulin Piment d’Espelette PRÉPARATION : Étape 1 :
Cuisson des asperges Laver,
écussonner les asperges. Éliminer le bas des tiges qui est trop dur. Tailler
les têtes sur 3 cm de longueur. Peser 200 g environ de tiges et les tailler en
fine brunoise. La réserver au frais. Blanchir les pointes d'asperges à l'eau
bouillante salée pendant 2 à 3 min. Vérifier leur cuisson avec la pointe d’un
couteau puis les rafraîchir dans de l'eau glacée. Égoutter et réserver au
frais. Étape 2 :
Cuisson des oeufs brouillés Chauffer 40 g
de beurre dans une sauteuse, et lorsqu'il est moussant faire suer la brunoise
d'asperges à feu doux pendant 2 minutes.Casser les œufs dans un saladier et ne
pas les battre. Hors du feu, les ajouter ainsi dans la sauteuse et les mélanger
avec un fouet. Puis les saler légèrement et les cuire à feu doux sans cesser de
remuer avec une spatule, en détachant des parois les œufs qui commencent à
prendre pour les incorporer au mélange. Ajouter en fin de cuisson 30 g de
beurre par petits morceaux. Saler puis
cuire à feu très doux sans cesser de remuer, en détachant des parois les œufs
qui commencent à prendre pour les incorporer au mélange. Ajouter en fin de
cuisson le reste du beurre par petits morceaux. Dès que le mélange atteint une
consistance crémeuse, retirer du feu. Rectifier l'assaisonnement. Étape 3 :
Finitions et dressage Tailler en
deux dans leur longueur quelques têtes d’asperges. Faire fondre le reste du
beurre (10 g) dans une poêle et y passer les têtes entières et les copeaux.
Bien les enrober et les garder dans leur poêle au chaud. Les débarrasser. Sur
chaque assiette déposer un emporte-pièce de 7c cm de diamètre. Le remplir
d’œufs brouillés. Disposer les
têtes d'asperge dessus et ajouter les copeaux. Puis assaisonner de piment
d’Espelette et servir.
Une pavlova nappée de crème exotique à la mangue et au fruit de la passion, ce célèbre dessert se parfume à l'envi !
Ingrédients (6 personnes) Crème exotique 50 g de purée de fruit de la passion 20 g de maïzena® 2 jaunes d’œufs (40 g) 100 g de crème liquide 2 feuilles de gélatine 200 g de purée de mangue 15 g de cassonade Meringue 5 blancs d’œufs (150 g) 150 g de sucre 10 g de maïzena® 20 g de beurre mou Sel
Préparation Voir le pas à pas Étape 1 : Crème
exotique Mettez la gélatine à
tremper dans de l’eau. Faites bouillir la purée de mangue et la purée de fruit
de la Passion dans une casserole. Placez la cassonade, la Maïzena® et les
jaunes d’œufs dans un saladier. Mélangez au fouet. Versez les purées de fruit
chaudes dans un autre saladier, mélangez au fouet, puis transvasez-la dans le
premier saladier.
Reversez dans la
casserole et faites chauffer jusqu’à obtenir la texture d’une crème pâtissière.
Ajoutez la gélatine ramollie.
Versez la crème dans un
plat et laissez refroidir 1 h au réfrigérateur en mélangeant régulièrement.
Montez la crème au
fouet, puis ajoutez-la. Étape 2 : Meringue Montez les blancs
d’œufs en neige avec une pincée de sel en ajoutant le sucre en trois fois. Une
fois les blancs montés, arrêtez de fouetter pendant 30 s, puis fouettez de
nouveau quelques secondes.
Préchauffez le four à
150 °C (th. 5). Beurrez un tapis Silpat® à l’aide d’un pinceau. Mélangez la
Maïzena® avec la meringue, versez-la sur le Silpat®, puis lissez à l’aide d’une
spatule. Saupoudrez de sucre et enfournez pendant 15 min. Coupez les bords pour
obtenir un rectangle net.
Étape 3 : Dressage et
finitions Pelez la mangue et
coupez-la en petits dés. Renversez-les sur une feuille de papier cuisson. Mettez de côté 3 c. à
s. de crème exotique dans une poche pour le décor et étalez le reste sur la
meringue. Roulez-la sur elle-même comme un biscuit roulé.
Coupez les extrémités
pour égaliser le roulé. Dressez une ligne de crème sur la longueur du roulé,
puis déposez-y la brunoise de mangue.
Saupoudrez de sucre
glace à travers une passette, râpez le zeste de citron vert et décorez avec des
feuilles d’ananas.