Heure actuelle en Italie

La Cuisine du Monde

mardi 8 septembre 2020

SAUCE AU POIVRE VERT

 La recette du jour : SAUCE AU POIVRE VERT


La sauce au poivre est un grand classique de la gastronomie française. Une sauce parfaite pour accompagner vos viandes et grillades

Recette Facile

INGRÉDIENTS (4 PERSONNES)
  • 5 g de sirop de liège
  • 20 cl de crème fraîche entière
  • 10 g de beurre
  • 1 pincée de noix de muscade
  • 1 pincée de sel
  • 1 cuillère à soupe de poivre vert
  • 1 pincée de poivre du moulin
PRÉPARATION

Mettre le beurre à fondre dans une petite casserole, puis ajouter le sirop de liège et mélanger
Verser alors la crème épaisse, le sel et le poivre vert
Rajouter un peu de poivre moulu selon votre goût (poivre blanc, noir, mélange 5 baies)
Bien mélanger une dernière fois et verser en saucière pour accompagner une viande rouge

SAUCE AU POIVRE d’un Grand Chef 

Dans cette recette, Alain Ducasse vous propose une variante avec des grains de poivre vert. Elle accompagnera parfaitement une pièce de bœuf.

INGRÉDIENTS (4 PERSONNES)
  • Préparation du poivre vert
  • 3 c. à s. de poivre vert
  • 2 échalotes
  • Préparation de la sauce au poivre vert
  • Les échalotes ciselées
  • 1 verre de Madère (10 cl)
  • 1 c. à s. de moutarde de Meaux
  • Le poivre vert en pâte
  • 20 cl de fond de veau ou jus de veau
  • 3 c. à s. de crème fraîche
  • Huile d’olive
  • Sel
PRÉPARATION

Étape 1 : Préparation du poivre vert
Déposer le poivre vert dans un mortier et le concasser. En retirer alors la moitié, la réserver, et continuer de piler jusqu’à ce que le reste de poivre vert soit en une pâte assez homogène. Éplucher et ciseler les échalotes.

Étape 2 : Préparation de la sauce au poivre vert
Chauffer un sautoir avec un filet d’huile d’olive et y faire suer les échalotes sans les colorer. Déglacer avec le Madère et, sur un feu moyen, réduire de moitié. Ajouter alors la moutarde et le poivre vert en pâte, bien mélanger. Verser le fond ou le jus de veau, remuer et cuire pendant 10 minutes. Ajouter alors la crème fraîche, bien la mélanger et donner un bouillon. Goûter et rectifier éventuellement l’assaisonnement en sel. Ajouter le poivre vert concassé dans la sauce, bien le mélanger et réserver au chaud jusqu’à l’utilisation de la sauce afin qu’il libère tout son arôme.







lundi 7 septembre 2020

Soupe à l'ail Madrilène

 La recette du jour : Soupe à l'ail Madrilène



La soupe à l'ail est une autre des spécialités que vous devez absolument goûter lors de votre visite de Madrid. Si elle vient à l'origine de la région de Castille-et-León, cette soupe est aujourd'hui considérée comme l'un des plats traditionnels de la ville. Cette recette est devenue très célèbre depuis que l'illustre écrivain Alexandre Dumas a fait les louanges de son goût unique.

Je vous conseille Restaurante Botin à 200 mètres de la plaza Mayor C/Cuchilleros, 17, 28005 Madrid.

Vous pourrez y goutter cette soupe à l’ail mais aussi l’iberico au couteau, le cochon de lait et agneau au feu de bois , la tarte aux pommes et la sangria rouge


Voici la recette

Ingrédients pour 4 personnes :

3 gousses d'ail hachées
100 g de pain en tranches
1 cuillère à soupe de paprika
Huile d’olive
2 œufs

Préparation 

Dans une terrine en argile, faire sauter l'ail avec un peu d’huile d’olive. Avant qu'il ne roussisse, ajouter le pain, et saupoudrer de paprika. Tout de suite après, verser un litre d'eau chaude et ajouter le sel. Cuire un quart d'heure. Avant de servir, ajouter deux œufs battus, en des endroits distincts, pour qu'ils se fassent.

samedi 5 septembre 2020

Brochettes de lotte câpres et olives


La recette du jour : 

Brochettes de lotte aux câpres et aux olives





C’est surtout dans les bars à tapas du littoral de Galice que l’on trouve à déguster ces brochettes de lotte aux câpres et aux olives.
Cette recette utilise de la lotte, mais vous pouvez la remplacer par un autre poisson à chair ferme comme le thon, l’espadon ou le flétan.

Ingrédients pour 4 personnes :
  • 400 g de lotte prête à cuire
  • Le zeste finement râpé de 1 citron et son jus
  • Jus citron pour servir
  • 2 c. a s. d’huile d’olive
  • 16 grosses capes
  • 8 olives vertes farcies au piment
  • Sel et poivre noir fraîchement moulu

Instructions
Détaillez la lotte en 24 petites bouchées régulières et mettez-les dans une terrine en verre ou en terre. Mélangez le zeste de citron, le jus et 1 c. à s. d’huile dans un bol. 
Versez le tout sur les morceaux de poisson, salez et poivrez. 
Couvrez d’un film alimentaire et laissez mariner à température ambiante pendant 10 minutes.
Prenez 8 brochettes en bois (trempées au préalable dans de l’eau froide pendant 30 minutes) ou 8 brochettes en métal ; enfilez sur chacune d’entre elles 3 bouchées de lotte, intercalées avec 2 câpres et 1 olive farcie.
Disposez les brochettes sur une grille légèrement huilée et faites-les cuire sous le gril préchauffé de 3 à 4 minutes de chaque côté jusqu’à ce que le poisson soit juste cuit. 
Servez aussitôt.



vendredi 4 septembre 2020

TAGLIATELLES BURRATA ET AUBERGINES

La recette du jour : Tagliatelles Burrata et aubergines

(Tagliatelle Burrata e melanzane)

Recette équilibrée, simple et parfaite

Des tagliatelles à l'aubergine et burrata saupoudrées de persil et de basilic.

LES tagliatelles burrata et aubergine est entrée végétarienne savoureuse et parfumée, simple dans son exécution mais par la saveur enveloppante ; où l'onctuosité de la burrata associée à l'aubergine croquante la rendent très appétissante.
Une recette riche en goût, parfaite pour toute la famille, à consommer chaude, juste égouttée ou même froide à emporter au bureau !
La burrata a été faite pour la première fois dans la ville d'Andria, à première vue, cela peut sembler une mozzarella comme beaucoup d'autres, mais le véritable effet de surprise est sur l'ouverture, la coupant en deux en fait vous découvrez la garniture crémeuse des pâtes effilochées à la main mélangé avec de la stracciatella, qui n'est rien de plus que de la crème fraîche.

La burrata peut sans aucun doute être considérée comme un symbole de la ville d'Andria, le lieu où cette délicatesse a été (fortuitement) fabriquée pour la première fois par une heureuse intuition de Lorenzo Bianchino au milieu des années 1900,

Le nom burrata dérive de la saveur beurrée de son intérieur et certainement pas du fait qu'il est enrichi en beurre lors de son traitement, comme le supposent à tort plus d'une personne.

Contrairement à la mozzarella, elle doit être conservée au réfrigérateur, seulement quelques jours cependant, et doit être sortie au moins une heure avant de la déguster, elle est généralement associée à des salades et il n'est pas rare de la trouver en entrée, comme la nôtre, il est certain que même en pureté C'est étonnant.

INGRÉDIENTS (4 PERSONNES)

  • 200 g de tagliatelles
  • 2 petites aubergines violettes coupées en petits morceaux
  • 4 gousses d’ail émincées
  • 2 échalotes émincées
  • 4 c. à s. d’huile d’olive
  • 1 c. à c. de curcuma
  • 1 grosse boule de burrata coupée en morceaux
  • 5 branches de persil plat ciselées
  • 3 branches de basilic ciselées
  • Sel
  • Poivre du moulin


PRÉPARATION

Réglez le four sur 180 °C (th. 6).

Déposez les aubergines, l’ail et les échalotes sur une plaque. Versez l’huile d’olive, saupoudrez de curcuma et mélangez. Couvrez de papier d’aluminium et enfournez pour 15 à 20 min.

Cuisez les pâtes dans de l’eau bouillante salée.

Égouttez-les et déposez-les dans un saladier. Ajoutez les aubergines, la burrata et les herbes. Mélangez, poivrez et servez.

Cette recette est issue du livre "MANGER HEUREUX, VIVRE LONGTEMPS ET MOURIR EN BONNE SANTÉ !" publié aux Éditions Alain Ducasse. 

















jeudi 3 septembre 2020

Auguste Escoffier

Amazon.fr - Auguste Escoffier : La vie savoureuse du roi des cuisiniers -  Polo Ackermann, Elodie, Brunat, David, Marx, Thierry - Livres

Mais qui est Auguste Escoffier ?

Escoffier (Auguste) : 

Auguste Escoffier est un chef cuisinier français (Villeneuve-Loubet, Côte d’Azur – 1846 – Monte-Carlo 1935).
Ce « roi des cuisiniers » et « cuisinier des rois » a modernisé et codifié la cuisine raffinée de Marie-Antoine Carême. Créant dans des établissements de prestige de nombreuses recettes reprises ensuite par d’autres chefs, il a fait connaitre internationalement la cuisine française.
Il a fait œuvre d’écrivain culinaire influençant les générations suivantes.
Il a également développé le concept de brigade de cuisine, en rationalisant la répartition des tâches dans l’équipe et en veillant à l’image de marque du cuisinier (propre, méticuleux, non-buveur, non-fumeur, ne criant pas).
Ce chef, le plus célèbre de son temps, a été le premier cuisinier à devenir Officier de la Légion d’honneur.

Il nait dans le village de Villeneuve-Loubet, près de Nice, de Jean-Baptiste Escoffier (forgeron, maréchal-ferrant, serrurier et fabricants d’outils pour la culture) et de Madeleine Civatte. Sa grand-mère est un cordon bleu, trois de ses oncles et sa tante travaillent dans la restauration. À l’âge de treize ans et alors qu’il rêve de devenir sculpteur, il est placé en apprentissage comme marmiton au « Restaurant Français », l’établissement niçois d’un de ses oncles, où il est initié aux achats, à la cuisine et au service de salle ; il apprend la confiserie des fruits chez un voisin pâtissier. Puis il passe, en 1863, au « Cercle Masséna » comme premier aide et devient chef de cuisine au « Restaurant des Frères Provençaux » pour la saison d’été, avant d’être engagé chez Philippe. À 19 ans, il est engagé au restaurant parisien du « Petit Moulin Rouge », un cabaret mondain de l’Avenue Franklin-D.-Roosevelt où, après avoir d’abord fait de tout, il travaille comme commis rôtisseur puis Chef Garde-manger, enfin Chef-saucier. C’est là qu’il prend la décision de devenir un chef de brigade d’un grand restaurant et l’habitude de présenter ses plats en salle à ses hôtes de marque, notamment lors de l’exposition universelle de Paris en 1867.

Il y invente de nouveaux plats et les dédie aux convives célèbres, comme la « salade Eugénie » en l’honneur de l’impératrice à Abd-El-Kader, la « coupe Blanche d’Antigny » et les « noisettes (d’agneau) Cora Pearl » en l’honneur de célèbres demi-mondaines, « les fraises Sarah-Bernhardt », « la timbale Garibaldi » ou « le suprême de poulet George Sand ».

Au début de la Guerre franco-prussienne de 1870, il est nommé chef de cuisine d’abord au quartier général de l’Armée du Rhin à Metz, puis au Quartier-général de Patrice de Mac Mahon, prisonnier à Wiesbaden auquel il sert généralement le midi un plat d’œufs ou de poisson, un plat de viande avec légumes, un entremets ou un dessert et du café ; le soir, après le potage, un poisson précède une grosse pièce rôtie de bœuf ou de mouton, une salade, des légumes et le repas s’achève par entremets et dessert, et café. Son expérience à l’armée lui a appris à utiliser les restes de nourriture, à inventer des recettes pour varier la présentation des sempiternels navets disponibles et celle de la viande des chevaux qu’on mangeait (en pot-au-feu ou braisé) pour laisser le bœuf aux malades ; elle va l’amener à étudier la technique de la conserverie alimentaire.
Trois ans plus tard, rentré à Paris après une saison à Nice, il est chef au « Petit Moulin Rouge » et en 1876, il achète à Cannes un commerce de comestibles, « Le Faisan doré », et y ajoute une salle de restaurant pour les saisons d’hiver. Le 15 août 1878, il épouse Delphine Daffis avec laquelle il va concevoir trois enfants : Paul, Daniel et Germaine. Après le décès de son beau-père, l’éditeur Paul Daffis, suivi d’autres décès familiaux, il cède son commerce et prend pour huit mois la direction de la Maison Chevet, à Paris, qui organisait de grands dîners tant dans la capitale qu’en province et à l’étranger (Allemagne, Angleterre, etc.).

La décennie 1880 à 1890 connait la construction d’une série de grands hôtels dans le monde industrialisé suite à l’accroissement de la mobilité qu’offre le développement du chemin de fer. Escoffier partage son temps entre Paris et Cannes, puis à partir de 1884 entre Monte-Carlo, l’hiver, où il occupe encore la fonction de chef de cuisine au « Grand Hôtel » dirigé par César Ritz, et Lucerne, où il règne au « Grand National » l’été.
La collaboration d’Escoffier et de Ritz va avoir pour conséquence la création de l’hôtellerie de grand luxe fréquentée par l’aristocratie européenne et les plus célèbres artistes. Les restaurants de ces hôtels rompent avec les anciennes traditions et accueillent en toute respectabilité les dames qui précédemment dinaient dans leurs appartements privés ; la salle à manger des hôtels devient le lieu à la mode où l’on peut exhiber ses toilettes, la table personnalisée remplace la table d’hôte.
En 1890, il dirige les cuisines de l’Hôtel Savoy de Londres. De nombreuses anecdotes subsistent de cette époque : Escoffier servit au prince de Galles une recette de crêpes exquise qu’il proposa de lui dédier, et le futur Edouard VII de lui répondre : « pas du tout, je n’en suis pas digne. Nous donnerons à cette chose merveilleuse le nom de cette jeune personne qui est avec moi » et ainsi furent baptisées les crêpes Suzette. Une autre fois, il réussit à lui servir des cuisses de grenouille, malgré la répulsion des Anglais pour ce batracien, en les lui présentant sous le nom de « cuisses de nymphe ». Il continue ses créations, comme le Suprême de volaille Jeannette, la bombe Néro et la pêche Melba en 1893, dédiée à une cantatrice alors célèbre, Nellie Melba, qui avait triomphé dans Lohengrin. Il y invente les menus à prix fixes pour minimum quatre personnes et y promeut des produits qu’il fait venir de France, comme les asperges vertes d’Avignon. Mais il veille aussi à ce que les Petites sœurs des pauvres puissent récupérer chaque matin, pour leur œuvre, la nourriture gaspillée ou à peine défraîchie (marc de café, feuilles de thé, pain de parure, voire cailles auxquelles il ne manquait que les blancs qui avaient été servis aux soupers de la veille).
En 1897, César Ritz et Escoffier sont congédiés du Savoy : Ritz et Echenard, le maitre d’hôtel, accusés de la disparition de vins et spiritueux, Escoffier pour avoir reçu des cadeaux de la part de fournisseurs.
En 1898, il organise de façon révolutionnaire l’installation des cuisines de l’hôtel que la Ritz Development (à laquelle il est associé) fait construire à Paris, et il les dirige ; l’année suivante, il retourne à Londres pour installer celles du « Carlton » et y reste jusqu’en 1920, dirigeant une brigade de soixante cuisiniers et perfectionnant une organisation indispensable pour pouvoir servir quelque cinq cents couverts à chaque repas.
Ses multiples fonctions ne l’empêchent pas de publier des livres, de composer les brigades de cuisine d’autres nombreux hôtels dans le monde, comme le Ritz de Londres, ni d’aménager les cuisines des paquebots de la Hamburg Amerika Lines : en 1906, il y organise un diner pour l’empereur d’Allemagne Guillaume II qui aurait dit à Escoffier : « Moi, je suis l’empereur d’Allemagne, mais vous vous êtes l’empereur des cuisiniers ! » La phrase, largement reprise dans la presse, serait apocryphe.
En 1911 nait le « Carnet d’Épicure », revue fondée à Londres et par laquelle Escoffier veut contribuer au développement touristique de la France ; la Première Guerre mondiale y met fin en août 1914.
En 1912, il concocte les menus des « Dîners d’Épicure », destinés à faire connaitre l’excellence de la cuisine française, qui sont dégustés le même jour dans différentes cités, dont le premier réunit plus de quatre mille convives de par le monde et dont le dernier, en juin 1914, est réalisé dans 147 villes différentes pour un total de dix mille personnes. Pendant la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle son fils cadet meurt en service actif, il continue de diriger ses restaurants.
Le 11 novembre 1919, il reçoit la Légion d’honneur et, en 1928, devient le premier cuisinier officier de cet ordre ; il est également honoré par d’autres pays, dont l’Angleterre. Il rédige la préface du Larousse gastronomique qui va paraitre en 1938.
En 1920, il a quitté le Carlton et l’Angleterre pour rejoindre sa famille à Monte-Carlo ; il y a rédigé ses souvenirs, des articles, des recettes. En 1922, il a collaboré avec la firme Maggi et conseillé ses produits aux maitresses de maison. En 1923, il a reçu la croix de Daneborg, octroyée par les souverains du Danemark. Il a participé à plusieurs expositions culinaires à Francfort, Grenoble, Zurich. Il meurt deux semaines après son épouse et est enterré dans le caveau familial de Villeneuve-Loubet.
Chef le plus célèbre de son temps, Auguste Escoffier a définitivement imposé la connaissance de la cuisine française au niveau international, tant par celle pratiquée dans ses restaurants que par son travail d’écrivain culinaire, prolongeant ainsi et dépassant l’œuvre d’Antonin Carême et de Jules Gouffé. Cependant, en modifiant l’ordonnance des menus, la préparation des mets, en limitant leur richesse, en éliminant la farine des sauces au profit des fonds et des glaces de viande, en modifiant la structure du travail dans les brigades, il a innové et se trouve à la base de la transformation de l’art culinaire depuis 1918. Il a réussi à très largement faire partager sa conception de cet art : recherche de la perfection dans la préparation et du plaisir de l’esprit lors du repas.
Parlant de l’obligation de modifier la pratique culinaire sous la pression des clients pressés, il affirme : « En un mot, la cuisine, sans cesser d’être un art, deviendra scientifique et devra soumettre ses formules, empiriques trop souvent encore, à une méthode et à une précision qui ne laisseront rien au hasard. » et insiste : « Un changement progressif s’imposera inévitablement dans le régime alimentaire humain. En admettant que la même quantité de principes nutritifs soit nécessaire à nos petits-neveux, ceux-ci devront les chercher dans une nourriture débarrassée en grande partie des matériaux inertes et inutilisables. Cela nous conduit à considérer la diminution du volume des repas comme l’une des nécessités inéluctables de l’avenir et constitue un argument de plus, en même temps qu’une justification nouvelle de notre opinion, en faveur de menus plutôt courts. »
Il a imposé de nouvelles règles de conduite en matière d’hygiène comme de cuisine et formé de nombreux élèves et disciples : Paul Thalamas, Paul Jullemier, Eugène Herbodeau, Joseph Donon, etc.
Escoffier a également mis en évidence le problème du droit d’auteur. Alors que les artistes, les écrivains, les musiciens, les inventeurs sont protégés par la loi, le cuisinier n’a pas de recours contre le plagiat de son œuvre. Un mets qui possède toutes les caractéristiques d’une création individuelle et volontaire mais qui est largement apprécié et donc préparé en de nombreux endroits, tombes-en quelque sorte dans le domaine public au point qu’on ne sait généralement plus qui l’a inventé, quand, où, ni comment.
Près d’un siècle plus tard, son « guide culinaire » reste la bible des cuisiniers.
L’Office des émissions de timbre-poste (OETP) de la principauté de Monaco a honoré sa mémoire par l’émission d’un timbre le 1er décembre 2006.
Différents lycées portent son nom tant en France métropolitaine (lycées professionnels à Cagnes-sur-Mer, commune limitrophe de Villeneuve-Loubet, et à Éragny-sur-Oise) que dans l’outre-mer (lycée hôtelier de Nouméa).
Il existe un ordre très actif des disciples d’Escoffier, dont le site internet est ici : Les Disciples d’Escoffier.



L'Esprit Escoffier :

Égalité et Apparence
Les Disciples Escoffier n’ont pas de différence de grade, leur intronisation est identique.

Connaissance et Transmission
Les Disciples Escoffier s’efforcent de partager et transmettre leur connaissance

Culture et Modernité
Les Disciples Escoffier respectent l’histoire culinaire et prônent une perpétuelle évolution.

Générosité et Unité
Les Disciples Escoffier soutiennent une cause caritative.

Lorsqu’un nouveau Disciple est intronisé, il s’engage alors à respecter l’Esprit Escoffier en prêtant ce serment :
“Je fais le serment de transmettre, de servir, et d’honorer la Cuisine, sa culture et son évolution permanente.”


SOUPE D’EGOUSI

La recette du jour : SOUPE D’EGOUSI (SAUCE PISTACHE)



QU’EST-CE QUE LA SOUPE D’ÉGOUSI  ?
La soupe d’égousi est l’un des plats les plus élaborés du Nigeria et d’autres régions d’Afrique de l’Ouest. Il porte le nom de l’ingrédient clé, égousi, les graines de melon moulues. Le plat est aussi appelé sauce pistache dans les régions francophones.
L’égousi provient du melon, de la citrouille ou de la courge amère indigène d’Afrique de l’Ouest. Les principaux composants de la soupe d’égousi sont l’huile de palme rouge, les légumes à feuilles vertes, les oignons, les piments et l’égousi moulu. Il existe différentes variétés de soupe à travers l’Afrique de l’Ouest.

COMMENT FAIRE LA SOUPE D’ÉGUSI
La soupe d’égousi semble être longue et difficile à préparer, mais ce n’est pas le cas. On le prépare comme beaucoup d’autres ragoûts en Afrique de l’Ouest, avec de légères variantes d’un endroit à l’autre. Certaines cultures utilisent beaucoup de tomates. D’autres n’utilisent que des oignons pour rester en adéquation avec ce qui pourrait être une très vieille recette ouest-africaine. D’autres encore restent simples avec la cuisson à la vapeur de légumes à feuilles, l’incorporation de l’égousi et une garniture d’huile de palme à la fin du processus de cuisson.

Les principales épices et arômes proviennent de l’ajout de gingembre, du piment Scotch Bonnet et d’écrevisses moulues. Pour une saveur plus profonde, certains ajoutent des graines de caroube fermentées, appelés iru ou dawadawa. L’iru donne une saveur profonde semblable à celle du poisson et de la sauce soja ou de la Marmite.
La prochaine chose à faire est d’ajouter d’autres saveurs fortes à partir des ingrédients utilisés. Le bouillon de poisson séché ou fumé est souvent incorporé à la sauce. Cela se présente sous la forme de poisson-chat fumé ou d’autres types de poissons. Lorsque on les utilise, il est important de les faire tremper dans de l’eau chaude jusqu’à ce qu’ils soient suffisamment ramollis pour les désosser facilement.
Les parfums qui émanent de toutes ces saveurs intenses peuvent persister. Si on utilise ce genre de poisson, un bon conseil est d’ajouter un verre de vinaigre blanc pour 3 verres d’eau lorsqu’on le fait bouillir, avec beaucoup de ventilation. Alternativement, faire bouillir un bâton de cannelle ou deux dans de l’eau jusqu’à ce que l’eau sèche est une astuce utile pour désodoriser la cuisine.
La viande de chèvre, le bœuf ou les abats tels que les tripes (appelés shaki au Nigéria) sont des ajouts populaires. Les cubes de bouillon sous forme de poulet, de crevettes ou de bœuf sont également d’excellents assaisonnements. Enfin, les légumes-feuilles sont ajoutés. Au Nigeria, il est courant d’utiliser des légumes à feuilles vert foncé appelés ugu, qui sont les feuilles de la citrouille cannelée. Ceux-ci sont souvent mélangés avec d’autres types de légumes verts tels que le shoko, la feuille amère ou la feuille d’eau.

La Recette de la SOUPE D'EGOUSI (SAUCE PISTACHE) de Freda Muyambo, experte dans diverses cuisines africaines pour 196 flavors.

INGRÉDIENTS pour 6 personnes
1 kg de pieds de bœuf (ou de chèvre ou d'agneau)
250 g de tripes
2 cubes de bouillon de bœuf (ou poulet)
1 piment Scotch Bonnet (ou plus au goût)
6 cuillères à soupe d'huile de palme
250 g d'égousi moulu (ou de graines de citrouille entières, moulues)
2 gros oignons, finement hachés
2 gousses d'ail
1 morceau (de 3 cm) de gingembre
4 tomates moyennes
Piment Scotch Bonnet en poudre (ou piment de Cayenne), selon le goût
1 poisson entier fumé et/ou séché (ou des maquereaux ou harengs fumés)
8 cuillères à soupe de crevettes fumées moulues (ou entières, réduites en poudre)
500 g d'épinards
Eau (au besoin)
Matériel
Robot mixeur

INSTRUCTIONS

Couper la viande et les tripes en morceaux et les placer dans un faitout.
Ajouter une partie des oignons et du gingembre à la viande.
Ajouter un cube de bouillon, garnir d'eau et cuire jusqu'à tendreté, au moins une heure.
Préparer le bouillon de poisson en trempant le poisson dans de l'eau bouillante jusqu'à ce que la chair soit suffisamment molle pour être désossée.
Dans une grande casserole, faire chauffer l'huile de palme à feu moyen. Faire frire le reste des oignons dans l'huile jusqu'à ce qu'ils soient caramélisés.
Mixer le piment Scotch bonnet, le gingembre et l'ail avec les tomates dans un robot mixeur, jusqu'à obtenir une consistance lisse, puis verser le mélange dans la casserole.
Cuire 10 à 15 minutes jusqu'à ce que la sauce ait réduit et épaissi.
Ajouter suffisamment d'eau dans l'égousi pour former une pâte épaisse. Commencer avec 120 ml d'eau et jusqu'à 250 ml pour que l'égousi soit plus lisse dans la soupe.
Déposer l'egousi dans la soupe en boulettes ou verser simplement. Couvrir la casserole, réduire le feu et laisser mijoter environ 15 minutes.

Ajouter la viande cuite, le bouillon de poisson et la poudre d'écrevisses (optionnel).
Hacher les épinards et les introduire progressivement dans le ragoût jusqu'à ce qu'ils soient ramollis et bien incorporés.
Remuer et laisser mijoter encore 10 minutes.
Vérifier la soupe pour l'assaisonnement. Servir avec de l'igname pilé ou de la semoule en boules sur le côté. La soupe égousi peut également être servie avec du riz.

lundi 31 août 2020

LE CASSOULET de CASTELNAUDARY



LE CASSOULET de CASTELNAUDARY

Ce “plat du pauvre”, était un repas complet, qui permettait d’accommoder les restes. Ce ragoût fut mis à cuire à la fin du XIVème siècle dans un plat à la forme particulière, la cassole, qui fut créée par un Italien vers 1377 à Issel, village proche de Castelnaudary.

En 1929 Prosper Montagné, célèbre chef cuisinier à Paris d’origine Carcassonnaise, reconnaît la suprématie du Cassoulet de Castelnaudary dans son ouvrage intitulé « Le Festin Occitan » : « Le cassoulet est le Dieu de la cuisine occitane. Un Dieu en trois personnes : Dieu le Père qui est le cassoulet de Castelnaudary, Dieu le fils qui est celui de Carcassonne et le Saint-Esprit, celui de Toulouse ».
A Castelnaudary, l’originel : on le cuisine avec des confits, du porc ;
A Toulouse, on le cuisine avec des saucisses de Toulouse et du confit ;
Dans celui de Carcassonne, le confit est remplacé par de la perdrix rouge, les saucisses supprimées et les morceaux d’agneau ajoutés!
A Albi dans le Tarn, c’est un peu un mélange de tous !
Il existe même un cassoulet venu d’Ariège, moins connu : il s’agit de la Mountejado. La Mongetada ou Mounjetado (graphie francisée) vient de l’occitan mongeta = haricot). Autrefois un plat de haricots cuisiné avec des restes de viande, c’est aujourd’hui un plat festif avec du porc et du canard gras. La différence avec les autres est simplement l’utilisation des haricots cocos de Pamiers.

Le Cassoulet de Castelnaudary a une origine très ancienne, et sa recette d'origine familiale, paysanne et populaire s'est stabilisée au fil du temps pour devenir ce grand mets qui fait la gloire de Castelnaudary et dont la réputation s'étend tous les jours davantage.


Essayer de retracer l’histoire de la naissance du cassoulet n’est pas une mince affaire lorsque l’on connaît les discours enflammés que cela provoque. Cependant, l’analyse iconographique, les livres de cuisine, les traités de médecine, l’archéologie, et l’histoire locale, nous fournissent de nombreux indices qui nous permettent d’appréhender la naissance de ce plat mythique et son évolution.

Les haricots lingots, ramenés d’Amérique, ont remplacé les fèves à partir du XVIème siècle. En effet, Alexandre de Médicis offrit un sac de ces haricots à sa sœur Catherine en guise de cadeau lors son mariage avec le dauphin de France, futur Henri II. Devenue comtesse du Lauragais en 1553, Catherine de Médicis, joua vraisemblablement un rôle pour imposer la culture de cette nouvelle plante dans le Lauragais. La graine blanche, peu à peu semée et cultivée, gagna l’ensemble du Sud-Ouest.

Ingrédients (pour 4 personnes) :
  • 350 à 400 g de haricots secs de type lingot (du lauragais de préférence)
  • 2 cuisses de canard ou d'oie confites, coupées en deux.
  • 4 morceaux de 80g de saucisse pur porc dite "de Toulouse".
  • 4 morceaux de 50g de viande de porc pris dans le jarret, l'épaule ou la poitrine
  • 250 g de couenne de porc dont la moitié sera utilisée après cuisson pour le montage du cassoulet.
  • Un peu de lard salé
  • 1 carcasse de volaille ou quelques os de porc, des oignons et des carottes


La Recette

La veille : Faire tremper les haricots secs une nuit dans l'eau froide.

Le lendemain : Vider cette eau, mettre les haricots dans une casserole avec trois litres d'eau froide et porter à ébullition pendant 5 minutes. Eteindre le feu, vider l’eau et réserver les haricots.
Procéder à la préparation du bouillon avec à nouveau 3 litres d'eau (non calcaire et de Castelnaudary si possible), les couennes coupées en larges lanières, une carcasse de volaille si on l'a ou quelques os de porc et, selon votre goût, un peu d'oignons et de carottes. Saler et poivrer (généreusement). Cuire ce bouillon pendant une heure puis filtrer le bouillon et récupérer les couennes.
Dans ce bouillon, filtré mettre les haricots à cuire jusqu'à ce que ceux-ci soient souples mais restent bien entiers. Pour cela il faut environ une heure d'ébullition.

Pendant la cuisson des haricots, Préparation des viandes :
Dans une grande poêle sauteuse, faire dégraisser les morceaux de confit à feu doux puis les réserver.
Dans la graisse restante, faire rissoler les saucisses de Toulouse puis les réserver.
Faire rissoler les morceaux de porc qui doivent être bien dorés et les réserver avec les autres viandes.
Egoutter les haricots et conserver le bouillon au chaud. Ajouter aux haricots quelques gousses d'ail et le double en poids de lard salé broyés ensemble.

Montage du Cassoulet :

Pour cela on utilisera le plat creux en terre cuite qui s'appelait "cassolo" (aujourd'hui "la cassole") et qui a donné son nom au cassoulet, ou à défaut un plat assez creux en terre cuite allant au four.

Tapisser le fond de la cassole avec des morceaux de couenne
Ajouter environ un tiers des haricots
Disposer les viandes et par-dessus verser le reste des haricots
Disposer les saucisses en les enfonçant dans les haricots, le dessus des saucisses devant rester apparent
Compléter la cassole en versant le bouillon chaud qui doit juste couvrir les haricots
Poivrer au moulin en surface et ajouter une cuillère à soupe de la graisse de canard ayant servi à rissoler les viandes.

Cuisson :
Mettre au four à 150°/160° (Thermostat 5 ou 6) et laisser cuire deux à trois heures.
Pendant la cuisson il se formera sur le dessus de la cassole une croûte marron dorée qu'il faudra enfoncer à plusieurs reprises (les anciens disaient 7 fois).
Quand le dessus des haricots commence à sécher, on ajoutera quelques cuillères de bouillon.

Si vous préparez ce cassoulet la veille, il devra être réchauffé au four à 150° pendant une heure et demie avant de le servir. Ne pas oublier de rajouter un peu de bouillon ou, à défaut, quelques cuillerées d'eau.

Très important !!
Le cassoulet se sert bouillonnant dans sa cassole.
Servez-le délicatement sans le remuer, il n’en sera que meilleur
Et n’hésitez pas à en reprendre : c’est un plat qui vous emportera au paradis de la gastronomie populaire !!

Quel vin boire avec un cassoulet ? Un vin rouge de la région, Languedoc-Roussillon, comme un Malepère, un St Chinian, un Minervois ou encore un Corbières.

Il ne reste plus qu’à se régaler.

La recette du cassoulet d'après Prosper Montagné dans Le Festin occitan, 1929

" Pour se conformer au terroir et à la tradition, il faut une cassole, cette poterie locale du Lauragais et avant tout le choix du haricot : le lingot de préférence. Après avoir trempé préalablement quelques heures les haricots dans l'eau froide, les faire blanchir 5 minutes dans l'eau bouillante. Dans un pot en terre, l'oulo, où cuisent les couennes coupées en morceaux assez larges, un oignon piqué de deux clous de girofle, une carotte et un bouquet garni. Délayez une pommade composée de lard et d'ail finement hachés. Plonger les haricots tièdes et laissez cuire deux heures environ à très faible ébullition pour conserver les haricots parfaitement intacts. Dégraissez les confits d'oie dans une poêle et y faire rissoler jarret et épaule de porc coupés en morceaux. Videz dans la cassole une couche de haricots, une assise de viande, une couche de haricots et déposez en spirale dessus, légèrement enfoncée, la saucisse fraîche revenue à part. Arrosez toute la surface avec le jus encore bouillant, recueilli dans la poêle et le plat. Mettez la cassole ainsi apprêtée au four jusqu'à ce qu'une croûte uniforme brune se forme, crevez la croûte et la laisser se reformer. La tradition veut que la croûte soit crevée sept fois. "

Source :

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