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La Cuisine du Monde

dimanche 20 septembre 2026

KOSHARI


Le koshari (ou kushari) est le plat national de l'Égypte. C'est une spécialité de street food incontournable, particulièrement populaire au Caire. Entièrement végétarien (et naturellement végétalien), ce plat économique et très nourrissant assemble de manière unique plusieurs sources de glucides et de légumineuses.


Bien qu'il soit aujourd'hui le symbole de l'identité culinaire égyptienne, le koshari est le fruit d'un métissage culturel récent. Son histoire remonte au début du XXe siècle, sous le protectorat britannique. Les soldats indiens ont apporté avec eux le khichdi (un plat de riz et de lentilles). Les communautés italiennes installées en Égypte y ont ajouté les pâtes et la sauce tomate, tandis que les Égyptiens ont sublimé le tout avec les oignons croustillants et les sauces locales à l'ail.

Aujourd'hui, il se déguste aussi bien dans la rue que dans des institutions célèbres comme le restaurant Koshary Abou Tarek au Caire.

Cette recette de koshari d'inspiration égyptienne est un véritable travail d'amour : un assortiment de pois chiches, lentilles, pâtes, riz, oignons frits et trois sauces emblématiques, le tout dans une seule assiette. Riche en saveurs et en glucides, il n'est pas étonnant qu'il soit le plat national égyptien

L'histoire du koshari est fascinante. C'est l'histoire d'un plat fusion avant l'heure. Né au XIXe siècle, il raconte les migrations et le commerce mondial en Égypte.

1. L'origine indienne : Le Khichdi

Le mot "koshari" vient du mot hindou khichdi. C'est un plat traditionnel indien de riz et de lentilles.

Pendant le protectorat britannique en Égypte, des troupes venues des Indes britanniques s'installent dans le pays. Ces soldats préparent leur plat national avec des ingrédients économiques et locaux : le riz et les lentilles brunes.

2. L'apport italien : Les pâtes et la tomate

À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, l'Égypte, et particulièrement Alexandrie et Le Caire, abrite une importante communauté italienne.

Les Égyptiens s'inspirent de leurs voisins et ajoutent deux éléments italiens majeurs au mélange :

  • Les macaronis (pâtes courtes).
  • La sauce tomate mijotée.

3. La touche égyptienne : Les sauces et le croquant

Les classes populaires égyptiennes s'approprient ce mélange multiculturel. Elles y ajoutent leur signature pour créer le koshari moderne :

  • Les pois chiches pour la texture.
  • La Da'a, une sauce très locale acide à l'ail et au vinaigre.
  • La Shatta, une huile pimentée.
  • Les oignons frits, croustillants et frits dans une huile qui sert à cuire le reste du plat.

4. Du "plat des pauvres" au patrimoine national

Au départ, le koshari est vendu exclusivement dans les rues par des marchands ambulants sur des charrettes. C’est le repas idéal pour les ouvriers : très économique, rapide à manger et riche en calories.

Au fil des décennies, le plat a conquis toutes les classes sociales. Des restaurants entiers ne servent aujourd'hui que ce plat. Le koshari est désormais reconnu comme le plat national officiel de l'Égypte, symbole de sa capacité à transformer des influences étrangères en une identité unique. 

Bien que ce plat demande d'utiliser plusieurs casseroles, son secret réside dans l'huile des oignons qui sert de fil conducteur pour parfumer tous les autres éléments.

⏳ Temps de préparation et cuisson

  • Préparation : 20 minutes
  • Cuisson : 40 minutes

 🛒 Ingrédients (Pour 2 personnes)
La base de féculents et légumineuses
  • Oignons : 2 gros oignons (coupés en fines lamelles)
  • Huile végétale : 100 ml (pour la friture)
  • Riz blanc : 100 g (type riz long ou rond)
  • Vermicelles de pâtes : 30 g (cheveux d'ange)
  • Lentilles brunes ou vertes : 80 g (non cuites)
  • Pâtes : 80 g (mélange de coquillettes et macaronis courts)
  • Pois chiches en conserve : 100 g (égouttés et rincés)
  • Épices : 1 cuillère à café de cumin, 1 cuillère à café de coriandre moulue, sel.
La sauce tomate
  • Ail : 3 gousses (hachées)
  • Double concentré de tomate : 1 cuillère à soupe
  • Coulis de tomate (passata) : 250 g
  • Vinaigre blanc : 1 cuillère à soupe
  • Épices : 1/2 cuillère à café de cumin, sel, poivre.
La sauce acide (Da'a)
  • Ail : 2 gousses (écrasées)
  • Jus de citron : 2 cuillères à soupe
  • Vinaigre blanc : 3 cuillères à soupe
  • Eau tiède : 4 cuillères à soupe
  • Épice : 1 cuillère à café de cumin, une pincée de sel.
 Ingrédients et substitutions

La liste des ingrédients pour ma recette de koshari est assez longue, alors faites-en une liste avant d'aller faire vos courses. J'ai acheté la plupart des ingrédients nécessaires dans mon épicerie et mon magasin oriental habituels.
 
Accompagnements
Pois chiches –
Les pois chiches en conserve sont pratiques, mais je préfère faire bouillir des pois chiches secs à la casserole. C'est facile et ça ne demande pas de surveillance.
Lentilles – Encore une fois, j'aime cuisiner les lentilles brunes sèches moi-même car elles ont bien meilleur goût que celles en conserve.
Des pâtes à mélanger avec le riz et les lentilles. J'ai utilisé des petits macaronis coudés.
La sauce Da'Ah est la touche finale parfaite.
La sauce Shatta est une sauce épicée à l'ail et au piment qui nécessite traditionnellement 3 jours de fermentation, mais ma sauce Shatta express est plus rapide.

Sauce tomate
Huile d'olive pour faire revenir les aromates.
 
Aromates – Un oignon jaune et des gousses d'ail.
Des épices , du cumin moulu et des flocons de piment d'Alep pour une douce chaleur fruitée. À défaut de piment d'Alep, vous pouvez utiliser des flocons de piment rouge.

Tomates – La pâte de tomates épaissit la sauce, et j'ai utilisé des tomates San Marzano en conserve comme base.
Vinaigre blanc distillé
 
Oignons frits
Oignons – Les oignons jaunes sont un excellent choix grâce à leur forte teneur en sucre, idéale pour la caramélisation. Les oignons blancs conviennent également.
Farine – Enrobez les oignons coupés en julienne de farine tout usage salée pour absorber l’excès d’humidité.
Huile : N’importe quelle huile neutre supportant les hautes températures conviendra.

Riz vermicelle
Huile – J’ai fait revenir les vermicelles et le riz dans de l’huile d’olive de haute qualité, mais du beurre clarifié fera tout aussi bien l’affaire.
Les vermicelles donnent au koshari une authenticité maximale. J'ai utilisé des vermicelles de blé court.
Le riz – le riz égyptien est évidemment le choix classique, mais n'importe quel riz blanc à grains moyens et légèrement collant conviendra.
Eau salée

Comment préparer du koshari

En préparant ce plat dans cet ordre précis, tout sera parfaitement synchronisé :
 
Faites cuire les pois chiches et les lentilles : je commence toujours par faire mijoter les pois chiches et les lentilles dans deux casseroles séparées sur le feu, car ce sont les étapes les plus longues.
 

Préparez les sauces d'accompagnement : Pendant que les légumineuses mijotent, préparez les sauces da'ah et shatta.
 
Gros plan sur la sauce Da'ah


Préparation de la sauce tomate : Commencez par faire revenir les oignons dans une casserole moyenne avec de l’huile et du sel. Dès qu’ils commencent à dorer, baissez le feu et laissez-les caraméliser.
 





Ajoutez la saveur : faites revenir l’ail avec les oignons, puis incorporez le cumin et les flocons de piment.
 





Ajoutez les tomates : Incorporez la purée de tomates directement dans la casserole, puis ajoutez les tomates concassées et un peu d’eau. Laissez mijoter la sauce quelques minutes, puis ajoutez le vinaigre.
 






Faites revenir les oignons : Commencez par mélanger les oignons avec du sel et de la farine dans un bol, puis ajoutez-les dans une grande poêle contenant de l’huile. Faites-les revenir jusqu’à ce qu’ils soient dorés, puis égouttez-les immédiatement sur du papier absorbant.


Faites bouillir les macaronis : pendant que les oignons frient, faites cuire les macaronis dans une grande casserole d’eau bouillante salée jusqu’à ce qu’ils soient al dente.


Faites griller les vermicelles et le riz : faites ensuite griller les vermicelles dans une grande poêle avec de l’huile d’olive jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Ajoutez le riz et faites-le griller également.
 

Faites mijoter le riz et les nouilles : ajoutez de l’eau et du sel dans la casserole contenant les nouilles et le riz, portez à ébullition, puis couvrez et laissez mijoter jusqu’à ce que le riz soit moelleux.



PRÉPARATION :


Pour réaliser le koshari, commencez par disposer une généreuse couche de vermicelles et de riz dans une assiette. Ajoutez ensuite les lentilles, les macaronis, la sauce tomate et les pois chiches par-dessus.

 
Déposer de la sauce tomate sur des macaronis, eux-mêmes disposés sur des lentilles cuites.
Garnir et servir : Pour finir, arrosez le plat de da'ah et de shatta. Puis, juste avant de servir, garnissez-le d'oignons frits croustillants.
 

Conseils et notes du chef
Je ne saurais trop insister sur le nombre d'étapes à maîtriser dans cette recette. Avoir tout à portée de main avant de commencer est la clé d'une cuisine sereine et d'un véritable chaos. Je commence par faire mijoter les pois chiches et les lentilles secs, car ils mettent environ 90 minutes à cuire. Cela me laisse le temps de préparer les sauces, d'émincer les oignons, de hacher l'ail et de doser les épices. En gardant cette organisation, vous constaterez que chaque étape se déroulera au bon moment.
 
Le secret des oignons croustillants : chauffer l’huile entre 175 °C et 190 °C et ne pas surcharger la poêle. Faire frire trop d’oignons à la fois fait baisser la température de l’huile, et les oignons deviennent mous et sans saveur.
Faites cuire les lentilles et le riz séparément : les vendeurs ambulants égyptiens les font souvent cuire ensemble, mais je recommande de les cuire séparément. Cela permet de conserver des lentilles tendres et un riz moelleux.
Laissez reposer le riz : après l’avoir égrené à la fourchette et éteint le feu, laissez-le reposer à découvert pendant quelques minutes.
Protéines facultatives : Le koshari est traditionnellement végétalien, mais cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas le garnir de votre protéine préférée, comme du shawarma de poulet , du bœuf haché assaisonné ou de l’agneau effiloché. 
 
🍳 Préparation pas à pas
Étape 1 : Le secret du plat – Les oignons croustillants (Warda)
1.   Chauffez l'huile végétale dans une grande poêle.
2.   Mettez-y les lamelles d'oignons. Laissez-les frire à feu moyen-vif en remuant souvent.
3.   Dès qu'ils sont brun foncé et croustillants (sans brûler), sortez-les et égouttez-les sur du papier absorbant.
4.   Important : Conservez précieusement cette huile parfumée à l'oignon dans un bol.

Étape 2 : Les lentilles et le riz
1.   Rincez les lentilles. Faites-les cuire dans une casserole d'eau bouillante pendant environ 20 minutes (elles doivent être tendres mais fermes). Égouttez-les, ajoutez une pincée de sel, de cumin et 1 cuillère à soupe de l'huile d'oignon. Réservez.
2.   Dans une autre casserole, versez 2 cuillères à soupe d'huile d'oignon. Faites-y dorer les vermicelles jusqu'à ce qu'ils soient bien colorés.
3.   Ajoutez le riz, mélangez 1 minute, puis versez de l'eau (environ 1,5 fois le volume du riz). Salez, couvrez et laissez cuire à feu doux jusqu'à absorption complète de l'eau.

Étape 3 : Les pâtes et pois chiches
1.   Faites cuire les macaronis et coquillettes dans une casserole d'eau bouillante salée en suivant le temps indiqué sur le paquet.
2.   Égouttez-les et mélangez-les immédiatement avec 1 cuillère à soupe d'huile d'oignon pour éviter qu'elles ne collent.
3.   Dans une petite poêle, réchauffez les pois chiches avec une cuillère à soupe d'eau, une pincée de cumin et de sel.
Étape 4 : Les deux sauces
La sauce tomate : Dans une petite casserole, mettez 1 cuillère à soupe d'huile d'oignon et l'ail haché. Faites revenir 1 minute. Ajoutez le concentré de tomate, le coulis, le vinaigre, le cumin, le sel et le poivre. Laissez mijoter à feu doux pendant 10 à 15 minutes.
La sauce Da'a : Dans un bol ou un petit flacon, mélangez simplement à froid tous les ingrédients (ail écrasé, citron, vinaigre, eau, cumin, sel).
 
🍽️ Le dressage traditionnel (Par assiette)
Le koshari se dresse en couches successives dans un bol profond ou une assiette creuse :
1.   Déposez d'abord une couche de mélange riz-vermicelles.
2.   Ajoutez une couche de lentilles.
3.   Couvrez avec les pâtes.
4.   Nappez généreusement de sauce tomate chaude.
5.   Décorez le dessus avec les pois chiches au centre et une montagne d'oignons frits.
6.   Présentez la sauce Da'a à côté pour que chacun puisse en verser selon son goût


samedi 19 septembre 2026

COQUELET AU CITRON

Voici une excellente recette de coquelet rôti au citron et au thym, un plat simple, parfumé et à la chair très tendre, idéal pour deux personnes.

L’histoire de l'association du coquelet (ou du poulet) avec le citron est fascinante. Il ne s'agit pas d'une invention moderne, mais d'un mariage culinaire universel qui traverse les siècles et les continents.

Voici un aperçu de ses origines à travers l'histoire de la gastronomie :

🏛️ Les origines médiévales et arabo-musulmanes

L'ancêtre le plus direct de notre poulet au citron s'appelle la Limonia.

  • Il s'agit d'une recette médiévale du XIe et XIIe siècle, théorisée dans des traités de médecine et de diététique du monde arabo-musulman.
  • À cette époque, le citron (originaire des contreforts de l'Himalaya) est introduit dans le bassin méditerranéen par les peuples arabes.
  • La recette originale, que l'on retrouve plus tard dans le célèbre livre de cuisine italien Liber de coquina, consistait à faire sauter la volaille avec des oignons, puis à la faire mijoter dans un bouillon de viande lié aux amandes broyées et acidulé au jus de citron, agrémenté de gingembre.

🌍 Une rencontre multiculturelle

L'association de la volaille et de l'agrume s'est ensuite déclinée partout dans le monde sous différentes formes :

  • Le bassin méditerranéen & le Moyen-Orient : En cuisine provençale ou italienne, le coquelet entier est traditionnellement rôti au four avec du citron frais, de l'ail et du thym pour parfumer la chair de l'intérieur. Au Maroc, le plat évolue sous forme de tajine mijoté avec du citron confit au sel et des olives.
  • La version asiatique : En Chine, le "poulet au citron" prend une tout autre forme : les morceaux de volaille sont frits en beignets croustillants puis nappés d'une sauce aigre-douce épaissie à la fécule, associant le jus de citron au sucre.

🐓 Pourquoi le "coquelet" spécifiquement ?

Le coquelet est un jeune poulet mâle de moins de 38 jours. Historiquement, c'était une volaille de choix pour les repas de fête en petit comité (souvent deux convives). Comme sa chair est extrêmement tendre mais contient peu de gras, le fait de lui glisser un citron à l'intérieur durant la cuisson au four est une technique ancestrale des rôtisseurs pour hydrater la viande en continu grâce à la vapeur de l'agrume. 


Coquelet au Citron et au Thym

Ingrédients pour 2 personnes

  • 1 beau coquelet (environ 600 g)
  • 1 gros citron non traité (bio)
  • 4 gousses d'ail
  • 1 oignon rouge
  • 50 g de beurre (ou 2 cuillères à soupe d'huile d'olive)
  • Quelques branches de thym frais, de romarin et une feuille de laurier (bouquet garni)
  • Sel et poivre du moulin
  • 1 verre d'eau (ou de vin blanc sec)
  • Sel & poivre

Préparation

1.   Le préchauffage : Préchauffez votre four à 220°C (thermostat 7-8).

2.   La préparation du coquelet : Salez et poivrez généreusement l'intérieur et l'extérieur du coquelet. Glissez à l'intérieur de la volaille la moitié du citron coupée en morceaux et quelques brins de thym, une de romarin et une feuille de laurier.

3.   L'accompagnement : Épluchez l'oignon et émincez-le. Déposez-le au fond d'un plat allant au four avec les gousses d'ail en chemise (entières avec leur peau) légèrement écrasées. Placez le coquelet par-dessus, blancs vers le haut.

4.   Le jus au citron : Faites fondre le beurre à feu doux et mélangez-le avec le jus de la seconde moitié du citron. Nappez généreusement le coquelet avec ce beurre citronné, puis parsemez le reste de thym sur le dessus.

5.   La cuisson : Enfournez pour environ 40 minutes. À mi-cuisson, retournez délicatement le coquelet et versez un verre d'eau (ou de vin blanc) au fond du plat pour déglacer les sucs et créer un jus savoureux. Arrosez régulièrement la volaille avec ce jus pour qu'elle reste bien moelleuse.

6.   Le service : Laissez reposer la viande 5 minutes hors du four sous une feuille d'aluminium avant de la découper et de la servir bien chaude, nappée de son jus au citron.

 

La polenta crémeuse au parmesan est le choix idéal pour accompagner ce plat. Sa douceur va contraster à merveille avec le jus acidulé du coquelet au citron, et sa texture onctueuse va absorber les sucs de cuisson de la volaille.

Voici la méthode pas à pas pour réussir une polenta parfaitement lisse et crémeuse :

🛒 Ingrédients (pour 2 personnes)

  • 100 g de polenta (précuite ou instantanée, pour plus de rapidité)
  • 400 ml de liquide (le top : un mélange de 200 ml de bouillon de volaille et 200 ml de lait pour le crémeux)
  • 30 g de parmesan

râpé fraîchement

  • 20 g de beurre
  • 1 cuillère à soupe de crème fraîche épaisse (facultatif, pour encore plus d'onctuosité)
  • Sel, poivre et une pincée de noix de muscade

🍳 Préparation rapide (5 minutes)

1.   Le bouillon : Dans une casserole, portez à ébullition le mélange de lait et de bouillon de volaille avec la pincée de muscade, un peu de sel et de poivre.

2.   La cuisson : Dès que le liquide bout, baissez le feu au minimum. Versez la polenta en pluie fine tout en remuant vigoureusement à l'aide d'un fouet pour éviter la formation de grumeaux.

3.   L'épaississement : Continuez de remuer sans vous arrêter pendant 2 à 3 minutes (si c'est de la polenta précuite). La polenta va s'épaissir rapidement et commencer à se détacher des parois de la casserole.

4.   La gourmandise : Retirez la casserole du feu. Incorporez immédiatement le beurre, le parmesan râpé et la crème fraîche. Mélangez bien à la cuillère en bois jusqu'à ce que tout soit fondu et homogène.

🍽️ Le dressage

Servez la polenta bien chaude directement au fond de vos assiettes creuses. Creusez un léger puits au centre, déposez-y un morceau de coquelet rôti et nappez généreusement le tout avec le jus au citron et au thym chaud.




vendredi 18 septembre 2026

JARRET DE PORC CONFIT AU FOUR


Le jarret de porc à l’ancienne au four est l’une de ces recettes qui réchauffent le cœur et les papilles. Cuisiné lentement à la moutarde, au miel et à la bière, il allie des saveurs douces et puissantes dans un équilibre parfait. Ce plat emblématique du Nord de la France rappelle les repas familiaux d’autrefois, où la viande mijotait patiemment au four, diffusant dans la maison un parfum irrésistible. Servi chaud et doré à souhait, le jarret incarne à lui seul la cuisine du terroir : simple, généreuse et pleine de caractère.


Une recette délicieuse et conviviale

Le jarret de porc à l’ancienne au four est l’une de ces recettes qui réchauffent le cœur et les papilles. Cuisiné lentement à la moutarde, au miel et à la bière, il allie des saveurs douces et puissantes dans un équilibre parfait. Ce plat emblématique du Nord de la France rappelle les repas familiaux d’autrefois, où la viande mijotait patiemment au four, diffusant dans la maison un parfum irrésistible. Servi chaud et doré à souhait, le jarret incarne à lui seul la cuisine du terroir : simple, généreuse et pleine de caractère.

Cette version met à l’honneur le jarret de porc à l’ancienne, un produit phare apprécié pour sa texture fondante et son goût savoureux. C’est un plat qui demande peu de technique, mais beaucoup de patience, et c’est précisément ce qui en fait tout le charme. Chaque étape de cuisson contribue à créer une viande tendre, caramélisée et riche en arômes.

Un plat ancré dans la culture culinaire du Nord

Dans les Hauts-de-France, le porc occupe une place importante dans la gastronomie régionale. Depuis des générations, il est cuisiné sous toutes ses formes : rôti, mijoté, braisé ou encore fumé. Le jarret, morceau situé entre la cuisse et le pied de l’animal, est particulièrement apprécié pour sa chair gélatineuse et moelleuse après une longue cuisson. En version “à l’ancienne”, il évoque les recettes de grand-mère, celles que l’on partageait les dimanches en famille autour d’une grande table.

L’utilisation de la bière dans cette recette n’est pas anodine non plus. Elle fait partie intégrante du patrimoine gastronomique du Nord, aussi bien en tant que boisson qu’en tant qu’ingrédient de cuisson. La bière permet d’attendrir la viande tout en apportant une légère amertume qui s’équilibre parfaitement avec la douceur du miel et la force de la moutarde. Le résultat est un jus riche, légèrement caramélisé, qui enrobe le jarret et lui confère une brillance appétissante.
Entre tradition et équilibre des saveurs

Ce jarret de porc au four combine trois saveurs complémentaires : le salé, le sucré et le piquant. La moutarde donne du relief, le miel adoucit l’ensemble et la bière vient lier les arômes en profondeur. 
Le tout se marie à merveille avec le goût subtil du jarret de porc à l’ancienne, une viande tendre et savoureuse, préparée selon un savoir-faire qui respecte la qualité de la matière première.
Au fil de la cuisson, le jarret se dore, se laque et s’imprègne du jus parfumé d’oignons, de clous de girofle et de bouquet garni. Le long passage au four permet de concentrer les saveurs tout en donnant à la viande cette texture fondante que l’on adore. Le résultat est un plat à la fois rustique et élégant, idéal pour les repas d’hiver, les fêtes de village ou les grandes tablées du dimanche.


Origines de la cuisson confite
Conservation ancienne : Le confisage consiste à cuire une viande lentement dans sa graisse pour la conserver.
Cuisine paysanne : C'était une méthode essentielle avant l'invention des réfrigérateurs pour ne perdre aucun morceau du porc.
Économie domestique : Le jarret est un morceau ferme et osseux, bon marché, bonifié par une cuisson longue.

Traditions régionales

Allemagne et Alsace : Le jarret (appelé Schweinshaxe en Allemagne ou Wädele en Alsace) accompagne historiquement la choucroute paysanne.
Berlin : La version pochée s'appelle Eisbein (littéralement "os de glace"), car l'os était autrefois utilisé pour fabriquer des patins à glace.
Europe de l'Est : En République tchèque (Koleno) ou en Pologne, il est mariné à la bière avant d'être rôti au four.

Évolution moderne

Démocratisation du four : Le passage de la marmite au four a permis de créer le contraste parfait entre une chair fondante et une peau craquante.
Version bistronomique : Aujourd'hui, les chefs y ajoutent des laquages modernes au miel, aux épices ou à la bière locale pour rehausser son goût.

INGRÉDIENTS POUR 6 PERS. :

1 jarret de porc (environ 1,5 kg), nature ou demi-sel
2 oignons et 3 carottes
2 gousses d'ail
Thym, laurier,estragon (facultatif) sel et poivre
50 cl de bouillon de légumes ou d'eau (et un peu de vin blanc si vous aimez)

Pour le glaçage : 2 cuillères à soupe de miel et 1 cuillère à soupe de moutarde



PRÉPARATION :

Préchauffer le four à 150°C.

1. Colorer le jarret dans une cocotte avec un peu d'huile ou de beurre sur toutes ses faces.

2. Ajouter les oignons émincés, les carottes en morceaux, l'ail, le thym et le laurier.

3. Mouiller avec le bouillon à hauteur, saler (légèrement si le jarret est demi-sel) et poivrer.

4. Cuire à couvert à 150°C pendant environ 2h30 à 3 heures (la viande doit se détacher de l'os).

5. Glacer : sortir le jarret, le badigeonner du mélange miel et moutarde, puis le remettre au four à 200°C/230°C pendant 20 à 30 minutes pour le caraméliser en l'arrosant souvent.

Suggestions d’accompagnements

Le jarret de porc au four se marie avec de nombreux accompagnements, selon la saison et vos envies :Classique : des pommes de terre vapeur ou une purée maison pour absorber la sauce parfumée au miel et à la moutarde.
Rustique : des lentilles vertes du Puy, un grand classique avec le porc, qui apporte une note terreuse et nourrissante.
Ch’ti : des frites croustillantes ou une poêlée de chicons braisés, pour un clin d’œil régional plein de caractère.
Plus léger : des légumes rôtis (carottes, panais, navets, oignons rouges) qui apportent de la couleur et de la fraîcheur au plat.


Et pour les amateurs de contrastes, une touche de compote de pommes ou de choucroute adoucira le côté salé-sucré du jarret. Le résultat est à la fois équilibré et réconfortant.
Accords mets et boissons

Impossible d’évoquer un plat du Nord sans parler de bière. Dans cette recette, elle n’est pas seulement un ingrédient : elle s’invite aussi à table. Une bière ambrée ou une bière brune légèrement caramélisée se mariera parfaitement avec la viande et le miel, créant un accord harmonieux entre la douceur et la puissance. Pour les amateurs de vin, un rouge souple et fruité comme un Beaujolais ou un Côtes-du-Rhône fera tout aussi bien l’affaire. Et comme toujours, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

SPAGHETTI IVRE

Les spaghettis au vin sont un plat riche en saveurs. Le vin leur donne une magnifique couleur et les imprègne de saveurs à chaque bouchée. L...